Dernière soirée de formation au témoignage : 18 novembre 2024
Merci à Georges et Marie-Jeanne Nougier qui ont bien voulu, au cours des trois soirées, nous aider à être les témoins du Christ Sauveur.
Merci à Jean-Marc et Sophie Pigné qui ont participé à l’organisation de ces trois soirées.
Merci à vous qui avez pris de votre temps pour être présents et jouer le jeu de cette formation.
Je voudrais, pour conclure, mais surtout pour inaugurer, je l’espère, une période de témoignage dans notre ensemble paroissial, dans nos vies personnelles, comme dans nos communautés, souligner quelques points d’attention.
- Témoigner fait partie de notre vocation baptismale, et encore plus, si nous avons reçu l’Esprit Saint dans le sacrement de la Confirmation.
- Il y a bien des manières de témoigner et certains dans nos communautés continuent de penser, – ils ont raison, mais en partie seulement, et c’est là qu’ils ont tort -, qu’il suffit de témoigner par sa vie et ses comportements. Imaginons que Jésus n’ait jamais rien dit, ni enseigné, et qu’il se soit contenté de faire des miracles, de donner des signes : cela n’aurait rien enlevé à l’efficacité de ses miracles, mais nous n’en aurions sans doute jamais compris le sens.
- Si nous devons par nos comportements et notre vie témoigner de l’Amour de Dieu qui habite notre cœur, nous devons aussi témoigner explicitement, témoigner en paroles. C’est par sa Parole que le Christ se révèle, révèle le Père, révèle l’Esprit Saint.
- Nous pouvons témoigner en paroles, spontanément, fréquemment, chaque fois que l’occasion se présente, et surtout sous l’action de l’Esprit Saint. Témoignage spontané qui ne demande aucune préparation, mais qui suppose, une profonde docilité à Dieu, une communion de chaque instant et une attention à l’autre toute particulière.
- Nous pouvons aussi témoigner de manière plus construite, dans une situation précise, dans un cadre prévu, et même sur un thème donné. C’est à cela surtout que voulaient nous préparer les trois rencontres.
- Pour ce témoignage, même construit, rédigé, porté dans la prière, longtemps médité, il nous faudra toujours rester le plus naturel possible, aussi naturel que si c’était spontané. Être le plus naturel possible suppose que nous mettions la vertu d’humilité à la première place.
Il ne s’agit pas de parler ou de témoigner de nous, mais bien du Christ ;
Il ne faut jamais laisser l’impression que nous donnons, ne serait-ce que des conseils, ou pire un enseignement.
- Enfin que notre témoignage serve vraiment la gloire de Dieu, en communion avec l’Église et pour notre confusion, car, malgré toutes les grâces reçues, nous restons de pauvres pécheurs.
Pour terminer, je voudrais dire que ce petit exercice, – rédiger un témoignage -, nous oblige à regarder de plus près notre histoire spirituelle, à prendre conscience des grâces divines dans notre vie. Et quand bien même nous ne serions jamais appelés à témoigner en public, cette relecture ne peut que nous aider à faire, en parallèle de notre examen de conscience pour confesser nos péchés, notre examen des interventions de Dieu pour lui rendre grâce. P. Cyril Farwerck

