Que dit l’Eglise ?

Retrouvez ici ce que dit l’Eglise concernant le sacrement de la réconciliation :  tout d’abord la foi de l’Eglise puis les textes éclairants de Saint François de Sales, Sainte Faustine, Saint Jean-Paul II, Pape François.

La foi de l’Eglise

De la sainte confession – S. François de Sales

Conseils pour la Confession. Sainte Faustine

Saint Jean Paul II

Pape François

 

 La foi de L’Eglise 

 

Les encouragements de L’ÉGLISE concernant le sacrement de la réconciliation :

Si nous disons : « nous n’avons pas de péché », nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous (1 Jn 1, 8).

Catéchisme de l’Eglise Catholique § 1457 : D’après le commandement de l’Église, « tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser, au moins une fois par an, les péchés graves[1] dont il a conscience « . Celui qui a conscience d’avoir commis un péché mortel ne doit pas recevoir la Sainte communion, même s’il éprouve une grande contrition, sans avoir préalablement reçu l’absolution sacramentelle[2], à moins qu’il n’ait un motif grave pour communier et qu’il ne lui soit possible d’accéder à un confesseur. Les enfants doivent accéder au sacrement de la Pénitence avant de recevoir pour la première fois la Sainte communion.

CEC § 1458 : Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels) est néanmoins vivement recommandée par l’Église. En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment, par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme Lui (cf. Lc 6, 36) :

Celui qui confesse ses péchés agit déjà avec Dieu. Dieu accuse tes péchés ; si tu les accuses toi aussi, tu te joins à Dieu. L’homme et le pécheur sont pour ainsi dire deux réalités : quand tu entends parler de l’homme, c’est Dieu qui l’a fait ; quand tu entends parler du pécheur, c’est l’homme lui-même qui l’a fait. Détruis ce que tu as fait pour que Dieu sauve ce qu’il a fait (…). Quand tu commences à détester ce que tu as fait, c’est alors que tes œuvres bonnes commencent parce que tu accuses tes œuvres mauvaises. Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière (S. Augustin, in Evangile selon saint Jean 12, 13).

 

CEC § 1493 : Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l’Église, doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu’il n’a pas encore confessés et dont il se souvient après avoir examiné soigneusement sa conscience. Sans être en soi nécessaire, la confession des fautes vénielles est néanmoins vivement recommandée par l’Église.

Dans la vie de chaque chrétien (Rituel de la Pénitence et de la Réconciliation n° 19)

Lorsque l’on a péché gravement, le recours au sacrement est nécessaire pour être réconcilié avec Dieu et avec l’Église. Aussi ceux qui se sont écartés de la communion à l’amour de Dieu sont rappelés par le sacrement de Pénitence à la vie qu’ils avaient perdue. C’est pourquoi le chrétien confessera au prêtre tous et chacun des péchés graves dont il a souvenir après avoir examiné sa conscience.

A certains moments importants de l’existence, où des décisions qui engagent toute la vie sont à prendre (mariage, engagement dans la vie religieuse, ordination, etc), les chrétiens peuvent être également invités à trouver dans la célébration du sacrement les lumières et les forces nécessaires pour reconnaître les appels du Seigneur et y répondre.

Quant à ceux qui font l’expérience quotidienne de leur fragilité, ils renouvellent leurs forces en célébrant le sacrement, même pour des fautes légères. Le recours au sacrement, même pour les péchés véniels, est très utile. Ce n’est pas une pure répétition rituelle ni un exercice de psychologie, mais une recherche assidue pour que la grâce du baptême porte ses fruits. Participant aux souffrances du Christ, nous désirons en effet que sa vie soit manifestée de plus en plus en nous (cf 2 Co 4, 10). Dans les confessions de ce genre, les pénitents, en s’accusant de fautes vénielles, doivent se soucier avant tout de ressembler plus profondément au Christ et d’obéir plus attentivement aux appels de l’Esprit. […].

 

Absolution générale

CEC § 1483 :  En des cas de nécessité grave on peut recourir à la célébration communautaire de la réconciliation avec confession générale et absolution générale. Une telle nécessité grave peut se présenter lorsqu’il y a un danger imminent de mort sans que le ou les prêtres aient le temps suffisant pour entendre la confession de chaque pénitent. La nécessité grave peut exister aussi lorsque, compte tenu du nombre des pénitents, il n’y a pas assez de confesseurs pour entendre dûment les confessions individuelles dans un temps raisonnable, de sorte que les pénitents, sans faute de leur part, se verraient privés pendant longtemps de la grâce sacramentelle ou de la sainte communion. Dans ce cas les fidèles doivent avoir, pour la validité de l’absolution, le propos de confesser individuellement leurs péchés graves en temps voulu. C’est à l’Evêque diocésain de juger si les conditions requises pour l’absolution générale existent. Un grand concours de fidèles à l’occasion de grandes fêtes ou de pèlerinages ne constitue pas un cas d’une telle grave nécessité.

 

CEC § 1484 :   » La confession individuelle et intégrale suivie de l’absolution demeure le seul mode ordinaire par lequel les fidèles se réconcilient avec Dieu et l’Église, sauf si une impossibilité physique ou morale dispense d’une telle confession « . Ceci n’est pas sans raisons profondes. Le Christ agit en chacun des sacrements. Il s’adresse personnellement à chacun des pécheurs :  » Mon enfant, tes péchés sont remis  » (Mc 2, 5) ; il est le médecin qui se penche sur chacun des malades qui ont besoin de lui (cf. Mc 2, 17) pour les guérir ; il les relève et les réintègre dans la communion fraternelle. La confession personnelle est donc la forme la plus significative de la réconciliation avec Dieu et avec l’Église.

Rituel n° 43-45

Selon l’enseignement du Concile de Trente, la confession individuelle et intégrale est le seul mode ordinaire par lequel les fidèles ayant conscience d’avoir commis un péché grave se réconcilient avec Dieu et avec l’Église.

Seule une impossibilité physique ou morale dispense d’une telle confession, auquel cas la réconciliation peut aussi être obtenue par d’autres modes.

Rituel n° 48-49

Quant aux fidèles, pour qu’ils puissent bénéficier validement de l’absolution sacramentelle collective, il est requis, non seulement qu’ils soient convenablement disposés, mais qu’en même temps ils aient l’intention de confesser, en temps voulu, chacun de leurs péchés graves qu’ils ne peuvent actuellement confesser de cette façon.

On avertira les fidèles des exigences susdites, autant que possible, même à l’occasion de la réception d’une absolution collective, et l’on fera précéder cette absolution,  même en cas de danger de mort s’il y en a le temps, d’une exhortation afin que chacun forme un acte de contrition.

Ceux dont les péchés graves sont remis par une absolution collective doivent faire une confession individuelle le plus tôt qu’ils en auront l’occasion avant de recevoir à nouveau une absolution collective, à moins d’en être empêchés par une juste cause. Ils sont absolument tenus, sauf impossibilité morale, de se présenter à un confesseur avant un an. Pour eux aussi, en effet, reste en vigueur le précepte selon lequel tout chrétien est tenu de confesser en privé à un prêtre, au moins une fois par an, tous les péchés graves qu’il n’aurait pas encore confessés dans le détail.

Réconciliation et Eucharistie

 

CEC § 1385 :

Pour répondre à cette invitation, nous devons nous préparer à ce moment si grand et si saint. S. Paul exhorte à un examen de conscience : « Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps » (1 Co 11, 27-29). Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion.

 

CEC § 2042 :

Le deuxième commandement[3] (« Tout fidèle est tenu par l’obligation de confesser ses péchés au moins une fois par an ») assure la préparation à l’Eucharistie[4] par la réception du sacrement de la Réconciliation, qui continue l’œuvre de conversion et de pardon du Baptême.

 

Le troisième commandement (« Tout fidèle est tenu par l’obligation de recevoir la Sainte communion au moins chaque année à Pâques ») garantit un minimum dans la réception du Corps et du Sang du Seigneur en liaison avec les fêtes Pascales, origine et centre de la liturgie chrétienne.

 

[1]Pour qu’un péché soit mortel trois conditions sont ensemble requises : « Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré ». CEC § 1857.

La matière grave est précisée par les 10 commandements… CEC § 1858. A ne pas confondre avec les péchés capitaux.

[2]Le lien entre la réconciliation et l’Eucharistie est une application de Mt 5, 24 : « va d’abord te réconcilier avec ton frère » et de 1 Co 11, 27-29.

[3]…de l’Église. « Les commandements de l’Église se placent dans cette ligne d’une vie morale reliée à la vie liturgique et se nourrissant d’elle. Le caractère obligatoire de ces lois positives édictées par les autorités pastorales a pour but de garantir aux fidèles le minimum indispensable dans l’esprit de prière et dans l’effort moral, dans la croissance de l’amour de Dieu et du prochain ». CEC n° 2041.

[4]« L’Église fait obligation aux fidèles « de participer les dimanches et jours de fête à la divine liturgie » et de recevoir au moins une fois par an l’Eucharistie, si possible au temps pascal, préparés par le sacrement de la réconciliation. Mais l’Église recommande vivement aux fidèles de recevoir la Sainte Eucharistie les dimanches et les jours de fête, ou plus souvent encore, même tous les jours ». CEC 1389. On remarquera la distinction entre l' »obligation » (qui concerne la participation à la messe les dimanches et jours de fête et la communion pascale) et la « recommandation » (pour la communion plus fréquente). La participation à la messe est distincte de la communion.