Edito

Editos 2016-2017

Dimanche 25 Juin 2017

Disproportion

Si, dans beaucoup de domaines, avoir le sens des proportions est une aide rassurante, dans la relation à Dieu en revanche, c’est plutôt le sens de la disproportion qui est utile et salutaire ! « Il n’en va pas du don de Dieu comme de la faute » nous dit saint Paul. « En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ ». Il y aura toujours entre Dieu et nous, une différence irréductible que la plus profonde des ressemblances n’abolira jamais. Dieu est Dieu et nous ne sommes pas Dieu. Disproportion dans l’être mais disproportion aussi dans l’agir. L’agir suit l’être donc Dieu agit divinement là ou l’être humain n’agit qu’humainement, d’une humanité qui plus est blessée, handicapée par le péché. Les conséquences immenses du péché originel ne sont « rien » en comparaison de la grâce apportée par le Christ et par lui seul : « combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ ». Toutes les grâces que Dieu veut répandre sur le monde, sur l’humanité, sur nous passent par un point unique, un seul homme : Jésus, le Verbe fait chair. Comment Jésus répand-il sa grâce ? Par l’Eglise et spécialement par les sacrements. D’où l’importance des sacrements dans la vie chrétienne, pour vivre selon la grâce. Là où sont célébrés les sacrements, là la grâce du Christ se répand. D’où l’importance du Baptême, de l’Eucharistie, de la Confirmation, du Mariage, du sacrement de la Réconciliation, de l’Ordre et de l’Onction des malades. Là encore règne la disproportion entre le moyen utilisé -l’humilité du sacrement-, et sa fécondité : il nous fait participer à Dieu. Puissent les baptisés être toujours « fidèles aux sacrements qui les ont fait renaître ». Puissent tous les enfants de nos paroisses, qui font leur première communion en cette période, trouver dans la célébration des sacrements les grâces qui les aideront à s’épanouir au service de Dieu et de leurs frères.

P. Cyril FARWERCK

 

Dimanche 28 Mai 2017

La mère, cette femme irremplaçable

Il est devenu habituel qu’à la fin d’une ordination sacerdotale, le nouveau prêtre adresse quelques remerciements à toutes les personnes qui ont compté dans sa vie d’homme, de baptisé et de futur prêtre. Le frère Minh, ordonné dimanche dernier à Nîmes par Mgr Wattebled, n’a pas dérogé à cette tradition. Après avoir évoqué avec aisance de nombreuses personnes, il a voulu adresser quelques mots à sa mère, présente. A ce moment précis et pour elle seule, l’émotion prit le dessus, laissant un grand silence s’installer dans l’église, avant que sa reconnaissance ne puisse s’exprimer. Ce silence fut plus parlant que les applaudissements inutiles. Comme Minh, beaucoup de prêtres savent que leur vocation a commencé comme a commencé leur vie : dans le cœur de leur mère. C’est pourquoi le nouveau prêtre pouvait ajouter : « Nous sommes maintenant deux frères prêtres dans une famille de six enfants. Nos parents ont beaucoup prié pour nous et nous ont soutenus. Parents, priez pour vos enfants. Le Seigneur sait faire des merveilles ».

Que cette première « homélie » du nouveau prêtre, donne à chacun de nous en cette fête des mères, de pouvoir penser à sa mère avec émotion et reconnaissance. Elle nous a donné la vie, parfois à travers douleurs et souffrances.

Elle a été la première, -après Dieu !-, à nous aimer, à nous apprendre la tendresse, la gratuité. Elle a été la première femme dans nos vies, la plus proche, la plus dévouée, la plus aimante.

Dieu a choisi Marie pour Mère. Marie est aussi la mère de l’Eglise comme nous le rappellent les Actes des Apôtres ce dimanche. Les Douze hommes sur lesquels le Christ a fondé son Eglise et sur lesquels il va envoyer son Esprit Saint sont réunis, « assidus à la prière d’un même cœur » avec « Marie la mère de Jésus ». Sans Marie, l’Eglise ne serait pas ce qu’elle doit être. Sans sa Mère, que Jésus appelle solennellement « Femme » quand il s’adresse à elle, l’Eglise perdrait de sa richesse, cette touche maternellement féminine donnée par Dieu, ce « je ne sais quoi » qui permet à chacun de répondre à sa vocation d’homme ou de femme, de rendre possible la communion entre l’homme et la femme, d’apporter l’harmonie dans la création et la beauté dans le monde. Bonne fête à vous toutes, mères !

P. Cyril FARWERCK

 

Dimanche 21 Mai 2017

Fidélité

La fidélité est une qualité de l’amour. L’amour se mesure à la fidélité. Ainsi, nous dit Jésus, celui qui m’aime gardera mes commandements (Jn 14, 15), il sera fidèle. Il les garde, non pas comme un trésor inerte, non comme de belles vérités à contempler mais qui n’engagent à rien, mais comme une Parole vivante, une Parole qui fait vivre selon ce qu’elle dit.

Ceux qui ont trouvé un tel trésor, -que ce soit la Parole de Dieu pour les croyants ou toute autre vérité fondamentale et essentielle touchant la dignité humaine-, ne peuvent plus s’en séparer et toute leur vie s’en nourrira. Ils peuvent, en toutes circonstances, même les plus douloureuses ou brutales, les plus contradictoires, rendre compte de l’Espérance qui est en eux. Leur conscience restera droite tant qu’ils resteront fidèles (Cf. 1 P 3, 15).

C’est sans doute ce qui rend notre démocratie malade : des hommes et des femmes qui font de la politique avec la même constance qu’une girouette indique le sens du vent. Ils ne semblent avoir aucune conviction, aucune certitude, aucune idée pour laquelle ils sont prêts à se battre, même à travers les difficultés ou les échecs. Les partis politiques peuvent bien disparaître s’ils n’ont plus de convictions fermes à défendre, d’idées à garder dans la durée. Les hommes politiques qui changent d’avis sans arrêt sont un fléau pour une démocratie. Ils ne travaillent pas pour des idées touchant le bien commun mais pour être élus. Qui plus est, ce reproche ne concerne- t-il pas aussi les électeurs que nous sommes, choisissant à chaque élection un bulletin de vote différent pour des raisons différentes ? L’inconstance des uns nourrit l’inconstance des autres.

Il est temps de retrouver le rocher sur lequel bâtir la maison commune afin que la pluie des intérêts personnels, les torrents de l’économie, les vents de la mode ne provoquent un écroulement complet (Cf. Mt 7, 27). Regarder vers le ciel devrait nous aider à garder les pieds sur terre. Belle fête de l’Ascension ! P. Cyril FARWERCK

Dimanche 14 Mai 2017

La sainteté des enfants.

Quand on raconte la vie des saints qui ont vécu jusqu’à un âge adulte, il arrive parfois que l’on sourie en évoquant leur enfance : ils y semblent déjà tellement saints que l’on en vient à se demander si on n’enjolive pas un peu leur histoire. De tels arrangements sont toujours possibles mais s’ils nous conduisent à penser qu’un enfant ne peut pas être saint, que la sainteté lui est impossible, nous nous égarons. C’est le cas de Jésus qui est saint depuis sa conception. D’où la dévotion à l’Enfant Jésus. La « plus grande sainte des temps modernes » en a fait son nom : Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. C’est le cas de Marie, puisqu’elle est l’Immaculée Conception. C’est le cas de beaucoup d’autres saints, pour lesquels, dès leur enfance, la sainteté est déjà réelle et profonde mais dont la fécondité de la vie adulte a caché parfois les éléments précoces de sainteté. La sainteté est possible pour les enfants. C’est la conviction de Jésus qui nous les donne en exemple : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » Mt 18, 3. L’Eglise nous le confirme de façon éclatante en ce 13 mai, centième anniversaire de la première apparition de la Vierge du Rosaire et Reine de la Paix à Fatima, en canonisant, ils avaient déjà été béatifiés par Saint Jean Paul II le 13 mai 2000-, François et Jacinthe, morts à presque 11 ans pour François et à 10 ans pour Jacinthe. La sainteté des enfants est souvent liée à la présence maternelle de Marie, comme on le voit chez de nombreux saints. La mère est la meilleure éducatrice de la sainteté de ses enfants. Les demandes de Marie à François, Jacinthe et Lucie peuvent nous paraître terriblement exigeantes. Elles manifestent combien Marie respecte la dignité et la vocation des enfants. Elle sait ce dont ils sont capables, avec la grâce de Dieu.

En ce mois de Marie, tous les enfants de Dieu aiment à se souvenir que la Mère est la meilleure éducatrice de la sainteté et aiment répondre à une des demandes de la Vierge à Fatima qui consiste à prier le chapelet tous les jours. Que la Vierge Marie nous aide, petits et grands, sur l’unique chemin de vérité : celui de la sainteté.

P. Cyril FARWERCK.

Dimanche 7 Mai 2017

4ème dimanche de Pâques : Journée mondiale de prière pour les Vocations

(Extrait du Message du Pape François)

« Voilà notre première confiance : Dieu dépasse nos attentes et il nous surprend par sa générosité, en faisant germer les fruits de notre travail au-delà des calculs de l’efficacité humaine.

Par cette confiance évangélique, nous nous ouvrons à l’action silencieuse de l’Esprit, qui est le fondement de la mission. Il ne peut jamais y avoir de pastorale vocationnelle ni de mission chrétienne sans la prière assidue et contemplative. En ce sens, il faut alimenter la vie chrétienne par l’écoute de la Parole de Dieu et, surtout, prendre soin de la relation personnelle avec le Seigneur dans l’adoration eucharistique, ‘‘lieu’’ privilégié de la rencontre avec Dieu.

C’est cette intime amitié avec le Seigneur que je désire vivement encourager, surtout pour implorer du ciel de nouvelles vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Le peuple de Dieu a besoin d’être guidé par des pasteurs qui consacrent leur vie au service de l’Évangile. C’est pourquoi je demande aux communautés paroissiales, aux associations et aux nombreux groupes de prière présents dans l’Église : contre la tentation du découragement, continuez à prier le Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa moisson et de nous donner des prêtres amoureux de l’Évangile, capables d’être proches de leurs frères et d’être, ainsi, un signe vivant de l’amour miséricordieux de Dieu.

Chers frères et sœurs, aujourd’hui encore, nous pouvons retrouver l’ardeur de l’annonce et proposer, surtout aux jeunes, la sequela du Christ. Face à la sensation répandue d’une foi fatiguée ou réduite à de purs ‘‘devoirs à accomplir’’, nos jeunes ont le désir de découvrir l’attrait toujours actuel de la figure de Jésus, de se laisser interroger et provoquer par ses paroles et par ses gestes et, enfin, de rêver, grâce à lui, d’une vie pleinement humaine, joyeuse de se consacrer à l’amour ».

 

Dimanche 30 Avril 2017

Marie.

Le mois de mai, mois de Marie, nous donne l’occasion de prier la Reine du ciel à des intentions nombreuses et variées.

Innombrables sont ceux qui se tournent spontanément vers la Mère de Dieu, surtout quand ils sont dans l’épreuve. Une mère n’est-elle pas la première à se pencher sur ses enfants quand ils souffrent ou s’égarent ?

Ses apparitions au Portugal, il y a 100 ans, ont eu lieu à une époque aussi troublée que l’actuelle, aussi incertaine que la nôtre. On mesure de mieux en mieux qui, du communisme ou du libéralisme, fera le plus de victimes. Les invitations répétées de Marie à la prière, –pas seulement à Fatima-, à celle du chapelet particulièrement, font naître ou renaître l’espérance aux heures de combat : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ».

La Femme, que l’Apocalypse présente dans les douleurs d’un combat pour la vie, est aussi la Mère, est la Mère par excellence. « Femme », c’est ainsi que Jésus appelait sa Mère. Sa Mère, c’est « la Femme dans la Grâce enfin restituée » disait Paul Claudel. C’est elle que nous prierons le dernier dimanche de mai, où la fête des mères est aussi une journée nationale pour la vie, -pas pour la GPA !-, dans notre pays.

C’est elle que nous fêterons déjà le 13 mai, fête de Notre-Dame de Fatima. C’est elle que nous fêterons aussi le 31 mai dans le mystère de la Visitation où deux femmes, deux mères se réjouissent pour la vie qu’elles portent, don sacré de Dieu !

« Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,
Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée ! « 

Paul Claudel, extrait de « La Vierge à midi »

Dimanche 23 Avril 2017

Dimanche de la Divine Miséricorde

« Merveille que je suis ! »

Comme les années passées, à l’occasion du Dimanche de la Miséricorde, une veillée de louange a lieu le samedi 22 avril à 18 h à la Collégiale.

Le dimanche de la Miséricorde, -demandé par le Christ à Sainte Faustine, institué par le pape Jean-Paul II en 2000, le jour de la canonisation de sainte Faustine, la première canonisée du nouveau millénaire, et « consacré » par la mort du Pape Jean Paul II le 2 avril 2005, lui-même béatifié et canonisé un dimanche de la Miséricorde par le Pape François-, nous fait célébrer particulièrement cet attribut divin qu’est la Miséricorde. Chaque célébration liturgique ayant pour but de nous faire vivre du mystère célébré, nous demanderons la grâce d’être miséricordieux… en commençant par… nous-mêmes !

Tout cela au cœur de notre louange pour le Seigneur Ressuscité. Nous le louerons aussi pour ses œuvres au premier rang desquelles nous sommes ! Que de merveilles il y aura, dans la Collégiale, samedi à 18 h. N’hésitez pas à venir, cela en fera… encore plus !

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« Je désire être toute transformée en Votre Miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Vous, Seigneur. Que le plus grand des attributs divins, Votre insondable Miséricorde, se déverse par mon âme et mon cœur sur le prochain. » Sainte Faustine.

Dimanche 16 Avril 2017

La vie plus forte que la mort !

Alléluia ! De la période qui précédait la Résurrection du Christ, Méliton de Sardes (seconde moitié du 2ème siècle) pouvait écrire : « Et la mort se repaissait de la déroute des mourants. » Mais depuis la Résurrection, c’est la vie qui est la plus forte. La vie … et tous les vivants se repaissent de la vie du Ressuscité ! C’est la vie à laquelle nous pouvons participer ; c’est cette vie que nous pouvons recevoir en nourriture ! Après que les prêtres ont renouvelé les promesses de leur Ordination, au cours de la Messe Chrismale du Mardi Saint, tous les baptisés sont invités à renouveler les promesses de leur Baptême au cours de la Veillée Pascale. Que ce renouvellement nous réjouisse et nous fortifie. Que la vie soit la plus forte. Joyeuse et sainte Fête de Pâques. Reprenons après 40 jours d’abstinence le chant des Alléluia !

P. Cyril Farwerck

En période électorale… « Remercions Dieu de vivre dans une grande époque, où il n’est pas permis d’être médiocre. » Pie XI. « Faire rêver les hommes est souvent le moyen le plus sûr de les tenir endormis ». Gustave Thibon. « La première condition politique d’une bonne politique est d’être juste. » Jacques Maritain. « Une civilisation ne meurt que si elle se trahit elle-même. » Jacques Maritain. « Détruire la liberté de l’éducation, c’est détruire toutes les autres libertés fondamentales. » Charles Journet. « Le respect de la vie, du moment de la conception à la mort naturelle, même face au grand défi de la naissance, doit toujours informer les politiques (…) Ce respect pour la vie doit également guider les politiques mises en place par les gouvernements. (…) Ce droit à la vie doit aussi nous amener à garder les personnes âgées, les personnes handicapées et les plus vulnérables à l’avant-garde de nos politiques de développement ».

Mgr Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies, le 5 avril 2017.

Dimanche 9 Avril 2017

Voici ton roi qui vient.

L’entrée triomphale du Christ dans Jérusalem aboutira à la croix, à la crucifixion de Celui qui, quelques heures plus tôt, aura pourtant été acclamé. Instabilité de l’opinion publique !

L’élection d’un président de la République ne débouche pas sur un échec aussi rapide et pour l’élu sur une issue aussi fatale. Mais elle n’échappe pas nécessairement à un malentendu du même genre.

L’enthousiasme éphémère du jour des Rameaux annonce la brièveté de tous les enthousiasmes trop humains. La victoire d’un candidat laisse souvent place sans tarder, -après la déception immédiate du camp opposé-, à la déception de son propre camp. Il faut dire que la tâche n’est pas facile et que les blocages idéologiques et économiques, -chacun préférant son bien particulier au bien commun-, sont nombreux.

Le Christ ne venait pas établir un régime politique comme le croyaient certains. Il venait établir un royaume spirituel dans les cœurs.

A l’inverse, ce qui est demandé à un candidat à l’élection présidentielle, ce n’est pas d’établir un royaume spirituel mais bien d’assurer au mieux cette gérance des affaires publiques si enracinées dans la matière et bornées dans les limites humaines. On ne lui demande pas d’être un saint, ni d’être parfait mais d’avoir une vision à long terme et d’être suffisamment ferme et courageux pour la mettre en œuvre pour le bien de tous et pas seulement de quelques-uns, fussent-ils influents. Le handicap qu’est la brièveté d’un quinquennat ne permettra la réalisation que de quelques projets. Ils doivent aller à l’essentiel pour servir de base à l’avenir.

Une grande illusion conduit souvent à une déception encore plus grande. Mais, de cette déception peut naître une immense espérance. Il faut pour cela garder une certaine liberté. Comme le disait Montalembert : « Surtout soyons indépendants vis-à- vis des vainqueurs, quel que soit leur drapeau, car les victoires de l’homme ne sont jamais assez pures pour être durables ». Par contre, avec le Christ, la victoire est pure et durable. Nous pouvons être fidèles jusqu’au bout, nous engager totalement.

Si nous attendons tout du Christ pour notre salut et celui de l’humanité, n’attendons pas tout du futur président de la République. Mais dans un cas comme dans l’autre agissons toujours, là où nous sommes, pour le bien de tous. Entrons dans la Semaine Sainte par la porte de la foi. Que la foi éclaire notre conscience. Que notre conscience nous donne d’agir et de voter en chrétiens, quand l’heure viendra.

P. Cyril Farwerck

Dimanche 2 Avril 2017

Pénitence !

Les pénitences proposées par l’Eglise ont été réduites à presque rien depuis le Concile, laissant sans doute à chacun le discernement dans le choix des efforts à faire… humblement. Bien sûr, le Carême nous relance sur le chemin de la prière, de l’aumône, du jeûne. Mais en cette année électorale, une pénitence s’ajoute, toute trouvée et bien nécessaire : prendre connaissance des programmes des différents candidats, -ce qui est plus sérieux que de se contenter de l’opinion des journalistes, des slogans, des impressions-, pour pouvoir voter en connaissance de cause ! Pour éclairer sa conscience, il ne suffit pas de savoir ce que chaque candidat propose, il faut aussi connaître les repères fondamentaux que nous donne l’Eglise dans ce domaine. C’est notre responsabilité et notre grâce de Chrétiens. Pour le coup, ces repères ont été bien développés par les derniers pontificats pour enrichir ce que l’on appelle la « Doctrine sociale de l’Eglise », résumée dans un ouvrage clair : le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise. Tout y est, présenté de manière très claire en seulement … 300 pages ! (consultables aussi sur Internet / site du Vatican). Cette lecture ne nous fera sans doute pas découvrir le candidat parfait et idéal ! Elle ne nous donnera pas le programme capable de résoudre tous les problèmes accumulés par les gouvernements successifs qui attaquent tout particulièrement la vie, la famille, l’éducation et le travail. Elle nous permettra de mettre de l’ordre dans les priorités. Nous n’avons pas de solutions immédiates mais nous devons immédiatement faire entendre une voix plus forte pour défendre l’essentiel : la personne humaine. C’est elle qui est concernée, son droit à la vie et à une vie décente, non seulement par charité mais d’abord par justice. Pour nous Chrétiens, chaque être humain, depuis sa conception, -quel que soit le nombre de ses chromosomes-, jusqu’à sa fin naturelle est une créature de Dieu. Pour chacune, on peut dire du Christ comme au sujet de Lazare : « Voyez comme il l’aimait ». P. Cyril Farwerck

Dimanche 26 mars 2017

Miséricorde pour la France !

Dans un mois, le 23 avril, ce sera le premier tour des élections présidentielles. En ce dimanche qui suivra Pâques, ce sera pour tous les chrétiens, le dimanche de la Divine Miséricorde ! Hasard du calendrier ? Coïncidence significative ?

Quel lien est-il possible d’établir entre le vote de chacun et la Miséricorde divine, entre une élection et la volonté de Dieu qui est toujours le bien de l’homme et de tous les hommes ?

Le chrétien, qui est dans ce monde sans être du monde, qui appartient à Dieu tout en vivant une évidente solidarité avec ce monde, ne peut pas se désintéresser de la politique, de l’avenir de son pays, du rôle de la Patrie. S’il doit rendre à Dieu ce qui lui appartient, il doit aussi donner à César ce que César demande légitimement. Cette distinction engage le chrétien sur deux registres : celui de la politique et, de ce point de vue, nul ne peut croire qu’il assume toute sa responsabilité s’il se contente de glisser un bulletin dans l’urne quand il le faut et de critiquer sans agir le reste du temps ; et sur le plan spirituel où sa foi doit éclairer son jugement et ses choix pour qu’ils soient le plus conformes où le moins éloignés de ce qui est essentiel aux yeux de Dieu. Il est aussi appelé à prier. Dieu aime la France ! Il veut lui faire miséricorde !

Ce que Sainte Faustine relate à propos de son pays, la Pologne, peut être appliqué à la France :

« Un jour, après une adoration faite à l’intention de notre Patrie, une douleur m’enserra l’âme, et je me mis à prier ainsi :  » Très Miséricordieux Jésus, je vous supplie de bénir ma Patrie. Je vous le demande par l’intercession de Vos Saints, et surtout de Votre Très Aimable Mère, qui Vous a élevé depuis Votre Enfance. Jésus, ne regardez pas nos péchés, mais les larmes des petits enfants, la faim et le froid dont ils souffrent. Jésus, à cause de ces êtres innocents, accordez-moi la grâce que je vous demande pour ma Patrie. » A ce moment, je vis Jésus, les yeux pleins de larmes, qui me dit : « Vois, Ma fille, comme j’ai pitié d’eux. Sache que ce sont eux qui maintiennent le monde. » » Préparons nos cœurs en ce temps de Carême et prions pour la France.

P. Cyril Farwerck

Dimanche 19 mars 2017

24 h pour le Seigneur.

Les 24 et 25 mars prochains auront lieu les « 24 heures pour le Seigneur ». Cette initiative, plusieurs fois encouragée par le Pape François, a pour but de permettre à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir rencontrer personnellement un prêtre pour célébrer le Sacrement de la Réconciliation et de Pénitence ou de pouvoir, -s’il n’y a pas trop de personnes qui attendent !-, avoir un bref entretien pour permettre à chacun d’avancer, d’être accompagné sur un chemin de foi ou de recherche de la foi. Cela rappelle aussi à tous les prêtres un des aspects essentiels de leur vocation : être toujours disponibles pour accueillir ceux qui cherchent Dieu, qui ont faim de Dieu, qui veulent « adorer Dieu en esprit et vérité ». Pour cela de longues plages de permanences sont assurées dans de nombreuses paroisses. Dans notre Ensemble Paroissial, elles auront lieu à la Collégiale, vendredi 24 mars de 16 h à 21 h et samedi 25 mars de 9 h 30 à 17 h. De nombreuses autres permanences auront lieu avant la fête de Pâques mais il n’est pas obligatoire d’attendre le dernier moment pour faire cette démarche au moins une fois par an comme l’Eglise nous y invite, soucieuse, comme une bonne mère, de la santé spirituelle de ses enfants. Se confesser ne peut pas être envisagé comme une « corvée » ni comme une obligation imposée de l’extérieur mais est évidemment plus qu’un devoir ! C’est une exigence de l’amour. Qui aime humblement demande humblement pardon. C’est le désir ardent de venir puiser la grâce du pardon, de la miséricorde et de la vie à la Source : le cœur toujours ouvert du Christ. Nous n’avons rien à apprendre au Seigneur mais tout à apprendre de Lui. Il scrute les cœurs, les connaît parfaitement. Voilà pourquoi, à l’approche de Pâques les adultes qui seront baptisés vivent les « scrutins ». Ils demandent pardon et attendent d’être comblés par la grâce des enfants de Dieu. P. Cyril Farwerck

Dimanche 12 mars 2017

« Transfiguration » ?

Catéchisme 1 : En réfléchissant à ce qu’évoquait ce mot en eux, des enfants de CM2 ont proposé : ‘transpirer’, ‘traverser’, ‘transférer’, ‘transmettre’, le ‘contraire de défigurer’, ‘transpercer’…

Chacun de ces mots peut effectivement être interprété de manière à nous faire entrer un peu plus dans le mystère de la Transfiguration.

La Transfiguration arrivant juste après la première annonce par Jésus de sa Passion, un parallèle se fait rapidement entre cette gloire que le Christ ‘transpire’ sur la montagne, qui des profondeurs de son âme ‘traverse’ son enveloppe charnelle, la ‘transperce’ pour être manifestée à trois disciples privilégiés, Pierre, Jacques et Jean, un parallèle entre cette gloire donc et la ‘sueur de sang’ au moment de son agonie. Parallèle qui peut encore être étendu aux ‘fleuves d’eau vive’, -la grâce-, qui s’écouleront de chacune de ses plaies sur la croix, en particulier de celle de son côté.

Que la contemplation du Christ transfiguré ce dimanche, et la contemplation du Christ défiguré en sa Passion nous conduisent à l’unique Christ crucifié et glorifié, source de toutes grâces.

Catéchisme 2 : Une douzaine de jeunes du catéchisme de primaire de l’ensemble paroissial ont participé à la messe mensuelle de la Maison Bleue en ce temps du Carême. Les Aînés étaient heureux de voir des jeunes les accueillir et ces derniers ont fait une belle rencontre enrichissante qu’ils souhaitent renouveler. Cette messe fraternelle a été clôturée par un goûter offert par la Résidence.

Dimanche 5 mars 2017

Programme

« Accorde-nous, Dieu tout puissant, tout au long de ce carême, de progresser dans la connaissance de Jésus Christ et de nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle. »

La première oraison du premier dimanche de Carême nous donne un « programme général » pour nous préparer à Pâques, à la résurrection du Christ que nous fêterons bientôt, à notre résurrection quand, au-delà de la frontière de la mort, nous pourrons vivre éternellement avec Lui. Bien sûr, chacun doit prendre les moyens adaptés pour vivre ce programme. Parmi ces moyens, il y a ceux que l’Eglise nous rappelle pour que nous restions fidèles à l’Evangile. Il y a ceux proposés en diocèse, en paroisses, par les mouvements ou les services…Mais il y a aussi tout ce que l’Esprit Saint peut nous inspirer et qui sera personnellement adapté à chacun de nous.

Deux demandes sont formulées dans cette prière :
1) Progresser dans la connaissance de Jésus Christ. C’est déjà entrer dans la vie éternelle ! « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » Jn 17, 3. Le progrès de cette connaissance passe toujours par une fréquentation plus intime de la Parole de Dieu.
2) Nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle. Une connaissance qui augmenterait sans ‘nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle’ nous ferait ressembler davantage aux démons qu’au Christ. En effet, ils connaissent Dieu mieux que nous mais sont totalement fermés à sa lumière.
La fréquentation du Christ dans et par sa Parole ne nous dispense pas d’accepter les efforts nécessaires mais au contraire nous pousse à nous convertir, à résister aux tentations, à renoncer toujours plus au péché.

Que ce temps du Carême, temps de grâce, soit pour chacun de nous, petits et grands, l’occasion de nouveaux progrès et d’une fidélité renouvelée. P. Cyril Farwerck

Dimanche 25 février 2017

La loi instituant le délit d’entrave numérique à l’avortement a donc été définitivement votée le 16 février 2017. Avec une telle loi, sera-t-il encore possible, sans encourir une condamnation, de dissuader quelqu’un, -avec des arguments justes, des arguments vrais, des arguments contre, tous dissuasifs qui seront vite qualifiés de « pressions morales et psychologiques »-, de recourir à l’avortement qui n’est pas un droit fondamental et qui ne peut être le seul choix possible proposé, sans quoi, il n’y a plus ni choix ni liberté ?

Une société digne de ce nom devrait concentrer ses efforts pour tout mettre en œuvre, comme le font certains Etats, pour favoriser l’accueil de la vie, pour éviter au plus grand nombre de mères, trop souvent en détresse, de recourir à une décision irrévocable, lourde de conséquences, pour l’enfant, pour la mère, pour la famille, pour la société.

Pour être libre, il faut avoir le choix et connaître le mieux possible les conditions et les conséquences des choix envisagés. Nier la réalité, nier ses conséquences, empêcher des avis différents de s’exprimer, c’est réprimer la liberté.

Or, nous sommes pour la liberté, celle qui suppose la vérité : la vérité rend libres. Sans vérité, il n’y a pas d’autres possibilités que d’être prisonnier de l’erreur ou du mensonge.

Ecoutons simplement ce que nous dit la première lecture de ce dimanche. En espérant que la Bible, les lecteurs de ce texte et les prédicateurs qui pourront le commenter ne seront pas condamnés pour un délit d’entrave, à cause de la pression psychologique ou morale que pourraient représenter ces paroles ! Il est bien vrai qu’elles ne laissent pas indifférents.

« Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, » dit le Seigneur. Is 49, 15.

P. Cyril Farwerck

Dimanche 19 février 2017

« Que faites-vous d’extraordinaire ? »

« Si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? ». Posons-nous la question puisque le Seigneur nous la pose ce dimanche…

Nous pouvons nous la poser de manière très générale, dans toutes les circonstances de notre vie, quand nous marchons dans la rue …

Nous pouvons aussi nous la poser de manière très précise et concrète, quand nous venons à la messe et surtout quand nous quittons nos églises après la messe, après avoir célébré l’unique Seigneur et peut-être l’avoir reçu en communion : qui saluons-nous, sans bien sûr déranger quiconque dans sa prière ? Le parvis de nos églises n’est-il pas le lieu idéal pour cela ? Saluons-nous seulement ceux que nous connaissons, ceux avec qui nous avons des affinités, que nous connaissons déjà, qui sont habillés comme nous, pensent comme nous ? Que faisons-nous alors d’extraordinaire ? N’est-ce pas l’inclination générale de notre nature humaine – toujours un peu païenne- et de ses sentiments ?

Alors, imaginons une sortie de messe extraordinaire ! Chacun commencerait par saluer et par échanger quelques mots avec des personnes présentes tous les dimanches mais à qui nous n’avons jamais adressé la parole ! En elles habite l’Esprit de Dieu !

Essayons de Le saluer et de Lui rendre hommage en chaque personne rencontrée. De dimanche en dimanche, Il réalisera cette communion plus profonde entre nous qui est un beau témoignage : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Jn 13, 35.

 

Dimanche 12 février 2017

De retour d’Ars, les enfants qui se préparent à la première Communion livrent leurs premières impressions. En voici quelques-unes. Les autres se trouvent sur le site de la paroisse. Continuons de porter tous ces enfants dans notre prière jusqu’à leur première communion et bien au-delà !
Témoignages des enfants au retour de leur pèlerinage à ARS
Ils commencent par la phrase du saint Curé que chacun savait par cœur
Swann
« Le Bon Dieu est si bon que son coeur transpire de miséricorde ».
J’ai bien aimé les récréations, quand je servais la messe,
et quand je me suis confessé.
Alice
« Rien n’est si grand que l’Eucharistie »
Moi j’ai bien aimé aller à la messe mais ce qui m’a le plus marqué c’est quand on a vu le vrai corps de Saint Jean Marie Vianney derrière la vitre. Il y avait une bonne ambiance dans les dortoirs, même si j’ai peu dormi… Sinon c’était très sympa !
Mathilde
« Plus on prie, plus on veut prier »
J’ai aimé la messe et la confession.

Périne
« La miséricorde de Dieu c’est comme un torrent débordé,
il emporte tous les coeurs sur son passage. »
Moi ce que j’ai préféré c’est quand on s’est confessé, j’ai bien aimé aussi les messes et je suis contente car je reviens avec plein de souvenirs.
Philéas
« Mon Dieu faites-moi la grâce de vous aimer autant
qu’il est possible que je vous aime. »
Ce qui m’a le plus marqué c’est la confession ! J’ai aimé le témoignage du prêtre sur sa vocation. J’ai bien aimé servir la messe.
Emma
« Quand les Saints passent à un certain degré de perfection, ils sont
insensibles aux éloges comme aux blâmes »
Ce qui m’a plu c’est d’aller à la messe, de rencontrer un prêtre et de lui parler. J’ai bien aimé les jeux qu’on a faits avec les groupes. J’ai bien aimé chanter et prier.

Dimanche 5 février 2017

Rien que ça !

« Vous êtes la lumière du monde » dit Jésus à ses disciples.
Quelle responsabilité ! Quelle grâce ! La lumière du monde ! Le Seigneur ne nous demande pas d’être en mode « veille » ou « clignotant » mais d’être la lumière du monde, nuit et jour ! Il nous demande d’être ce qu’Il est Lui-même : « Je suis la Lumière du monde » (Jn 8, 12).
Et nous ne pouvons être ce qu’Il nous demande d’être que dans la mesure, l’exacte mesure, où nous sommes en communion avec Lui, où nous faisons sa volonté, où nous gardons sa Parole pour la mettre en pratique.
Le mot « lumière » est un de ceux utilisés par les théologiens pour décrire et définir la grâce dans nos âmes.

« La grâce est produite dans l’homme par la présence de la divinité, comme la lumière dans l’air par la présence du soleil » dit Saint Thomas. « La grâce est une sorte de lumière de l’âme », cette lumière qui ne peut être donnée que par « Le Verbe (qui est) la vraie Lumière qui éclaire tout homme » qui se dispose à le recevoir.
Nous ne sommes donc pas la lumière du monde par nos propres forces, par nos qualités humaines ou nos compétences mais par l’accueil de la grâce, la grâce de la vérité et la vérité de la grâce, que Dieu veut nous donner « sans mesure ».
Puisse ce Discours sur la Montagne, inauguré dimanche dernier par les Béatitudes et qui va nous accompagner jusqu’à l’entrée en Carême, nous aider à accueillir et désirer la grâce, afin que nous soyons toujours plus lumineux.
P. Cyril FARWERCK

Dimanche 29 Janvier 2017

« Cherchez l’humilité »

« Cherchez l’humilité » : cette recommandation du livre de Sophonie, que nous entendons en préambule des Béatitudes ce dimanche, a été maintes fois répétée au long des siècles par les saints. Rien d’étonnant de la part d’authentiques disciples de Celui qui se définit comme « doux et humble de cœur ».

Que ces quelques conseils spirituels nous encouragent à désirer l’humilité :
– Un ancien a dit: « Je préfère une défaite dans l’humilité qu’une victoire dans l’orgueil. »
– « Ce n’est pas humilité de se reconnaître misérable, c’est seulement n’être pas bête ; mais c’est humilité de vouloir et de désirer que l’on nous tienne et que l’on nous traite pour tels. »

– « La paix naît de l’humilité. » Saint François de Sales.
– « L’humilité est le siège de la grâce. »
– « L’humilité est le fondement et la charité le sommet de la perfection. » Sainte Jeanne de Chantal.
– « L’humilité est aux vertus ce que la chaîne est au chapelet : ôtez la chaîne et tous les grains s’en vont ; ôtez l’humilité et toutes les vertus s’en vont. » Saint Jean- Marie Vianney.

– « L’âme ne profite pas comme il faut du sacrement de la confession, si elle n’est pas humble. »

– « Que celui qui veut apprendre la véritable humilité considère la Passion de Jésus. »

– « Ô humilité, fleur de beauté, je vois combien peu d’âmes te possèdent ! Est-ce parce que tu es si belle et en même temps si difficile à conquérir ? Oh ! Oui, l’un et l’autre. Dieu Lui-même t’apprécie au plus haut point. Sur l’âme pleine d’humilité sont entr’ouvertes les écluses du ciel : un océan de grâces se déverse sur elle. Oh ! Qu’elle est belle, l’âme pleine d’humilité ! Du cœur plein d’humilité monte, comme d’un encensoir, un parfum extrêmement agréable qui, à travers les nues, parvient jusqu’à Dieu Lui-même, et emplit de joie son Très Saint Cœur. A cette âme, Dieu ne sait rien refuser. Elle est toute puissante. Elle influence le sort du monde entier. Dieu l’élève jusqu’à Son trône. Plus elle s’humilie, plus Dieu se penche vers elle, la suit de Ses grâces et l’accompagne à chaque moment de Sa Toute Puissance. Cette âme est très profondément unie à Dieu. Ô humilité, implante-toi profondément dans tout mon être ! Ô Vierge, toute pureté, et aussi toute humilité, aidez-moi à obtenir une profonde humilité !

Je comprends maintenant pourquoi il y a si peu de Saints. C’est que peu d’âmes sont vraiment et profondément humbles. » Sainte Faustine.

P. Cyril FARWERCK

Dimanche 22 Janvier 2017

Au cœur de la Semaine de Prière pour l’Unité des chrétiens.

Chaque année, tous les baptisés sont invités à une semaine de prière pour l’unité des Chrétiens. « Le Christ est-il donc divisé ? » Non ! Les Chrétiens ne peuvent donc pas se satisfaire des divisions et doivent tout mettre en œuvre pour permettre au Christ de restaurer l’unité de ses plus ou moins fidèles. En effet, une authentique fidélité, pleine et entière au Christ, à ses Paroles, à ses volontés, à ses commandements, à ses désirs n’aurait jamais permis les divisions.

Cette semaine de prière doit conduire à une conversion au Christ, à un accroissement de fidélité. La prière n’est pas un but en soi. Nous ne prions pas pour prier. Nous prions pour laisser Dieu agir dans nos cœurs et nos vies. Elle n’est qu’un moyen, le premier moyen d’union à Dieu dans la Foi et la Charité. La prière qui ne pousse pas le priant à progresser, à changer, à se convertir perd son sens. La prière ne change pas Dieu ! Elle n’a pas pour but de lui demander de faire ce que nous ne faisons pas ou ne voulons pas faire, ni de nous dispenser d’agir. Elle nous pousse à l’action, elle nous « adapte » à Dieu, elle nous conduit à une communion plus profonde avec Lui. L’unité des Chrétiens entre eux ne peut être que le fruit de l’union de chacun d’eux avec le Christ.

Chacun pour sa part est donc responsable de l’unité de tous. Comme dans une famille ou tout autre groupe humain, chacun a sa part de responsabilité dans la communion entre tous.

Demandons au Seigneur la grâce de la fidélité. Elle est la condition de l’unité.
P. Cyril Farwerck

Dimanche 15 Janvier 2017

« J’ai de la valeur aux yeux du Seigneur » !

Chacun peut dire, comme le prophète Isaïe : « J’ai de la valeur aux yeux du Seigneur ». Chacun peut le dire, chacun doit se le dire et se le redire – humblement – souvent ! Cela fait du bien ! Cela ne veut pas dire que nous sommes déjà parvenus à la sainteté que Dieu veut pour nous mais nous sommes en chemin !

« En chemin », c’est cette expression qui a été retenue pour la pastorale familiale dans notre Ensemble paroissial : « Familles en chemin ». Le mot chemin ou cheminement est très fréquent dans l’Exhortation du Pape François sur l’amour, le mariage, la famille. Il apparaît plus de 60 fois.

« Choisir le mariage de cette manière, exprime la décision réelle et effective de faire converger deux chemins en un unique chemin, quoi qu’il arrive et face à n’importe quel défi. » (Amoris Lætitia, § 132).

Sur le chemin de la vie conjugale et familiale, chemin semé de joies et de difficultés, chacun a besoin d’être aidé, encouragé, fortifié. Le Seigneur est toujours là à nos côtés. Nous le croyons d’une foi qui ne demande qu’à grandir ! L’aide du Seigneur est multiple et variée. Elle se manifeste aussi dans les Bénédictions données par l’Eglise en son Nom. « La bénédiction reçue est une grâce et une impulsion » dit encore le Pape François dans Amoris Lætitia.

Sur ce chemin, cette année, il sera proposé à tous ceux qui sont engagés dans le sacrement du Mariage, de célébrer leur anniversaire de mariage, le jour « J » ou à une autre date. Chaque foyer pourra le célébrer comme il le souhaite, mais dans nos paroisses, ces couples pourront aussi, au cours de la messe – c’est-à-dire aussi porté par la prière de toute la communauté – recevoir la bénédiction prévue pour les anniversaires de mariage.

Des dates et des lieux ont été choisis pour ceux qui célèbrent 1, 3, 5, 15, 25 ou 50 ans de mariage : les 7 mai, 25 juin, 17 septembre et 22 octobre. Bien sûr, si ces dates ne conviennent pas, il est toujours possible d’en choisir une autre. Ceux qui fêtent un autre anniversaire de mariage choisiront eux-mêmes la date qui leur convient. Comme tous les baptisés renouvellent une fois par an les promesses de leur baptême au cours de la fête de Pâques, ceux qui sont engagés dans la grâce du mariage peuvent rendre grâce et recevoir la grâce tous les ans !

Foi + agenda = date !
Une seule démarche : s’inscrire sur les feuilles prévues que vous trouvez dans les églises ou que vous pouvez imprimer à partir du site de la paroisse. Cette année, ne manquons pas notre anniversaire de mariage ! Il a de la valeur aux yeux du Seigneur !

P . Cyril FARWERCK

Dimanche 25 Décembre 2016

En regardant les crèches

Des crèches des casernes à celles de nos églises et de nos maisons, des décors les plus sobres à la représentation des villes et des villages, qu’est-ce qui retient notre attention et suscite notre méditation silencieuse ? Le talent des créateurs, leur inspiration et leur ingéniosité, la qualité de leur expression artistique, le reflet de leurs préoccupations quotidiennes ? Oui sans doute, mais pas seulement.

La présence d’un nouveau-né, avec ses sourires et ses pleurs, nous situe d’emblée devant le mystère de la destinée humaine et de la communication entre les êtres. Que deviendra donc cet enfant ? Que perçoit-il de nos regards, de nos sourires, de nos paroles, de nos gestes affectueux ? La réciprocité qui s’établit s’exprimera plus tard en paroles et en actes. Pour l’instant, elle reste secrète.

Comment Jésus tourne-t-il les yeux vers sa mère ? Quel regard Marie pose-t-elle sur lui ? Que se passe-t-il entre Marie et Joseph ? Leur confiance mutuelle s’inspire de leur confiance en Dieu qui est intervenu et qui continuera d’intervenir dans leur existence. Leur patience est à la mesure de leur foi et de leur espérance. Car s’il est vraiment le Sauveur attendu, celui qui libère son peuple de ses péchés, il faudra attendre bien longtemps pour que la mission de Jésus apparaisse publiquement.

Son règne n’aura pas de fin mais pour l’heure il ne se manifeste qu’à la manière de la graine ou du levain. Et quand il se manifestera, ce sera de façon déconcertante au point que Jean-Baptiste lui fera demander : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »

C’est que nos représentations du divin cadrent mal avec la réalité de Dieu, avec sa capacité d’abaissement, avec sa recherche inlassable de la brebis perdue, bref avec sa miséricorde. Marie, elle, est parfaitement accordée à l’amour de Dieu qui s’étend d’âge en âge. Avec tous les saints elle nous précède et nous accompagne dans l’accueil de la Parole de Dieu faite chair et de l’Esprit qui nous est offert. Dans la joie de l’Evangile nous ne pouvons plus agir comme si Dieu n’existait pas, comme si les pauvres n’existaient pas, nous ne pouvons plus rêver comme si les autres n’existaient pas, nous ne pouvons plus vivre comme si ceux qui ignorent l’Evangile n’existaient pas, pour reprendre les vigoureuses formules du pape François (La joie de l’Evangile, n° 80).

Au terme de cette année 2016 marquée par tant d’événements tragiques, à l’approche de l’année nouvelle, notre regard sur la crèche nous porte à reconnaître le Sauveur que les anges annonçaient aux bergers. Au milieu des incertitudes et des changements de ce monde, puissent donc nos cœurs s’orienter toujours davantage vers Celui qui nous offre de partager sa joie. Il est venu pour que nous ayons la vie et la vie en abondance.

Nîmes, le 9 décembre 2016 – + Robert WATTEBLED – Evêque de Nîmes

Dimanche 18 Décembre 2016

Heureux les mariages préparés par Dieu !

Quelques jours après Noël, l’Eglise nous fait célébrer la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Quelques jours avant Noël, l’Eglise nous fait méditer sur le mariage de Joseph et Marie. Un mariage, une naissance, une famille : des étapes naturelles pour beaucoup mais à propos desquelles l’Evangile nous rappelle que Dieu désire les présider. Non pas tant en venant bénir ou confirmer des situations de fait, comme s’Il était obligé d’obéir aux décisions humaines, mais parce qu’Il veut être la source, le chemin et la perfection du mariage et de la famille.

Dans l’Evangile de ce 4ème dimanche de l’Avent, nous voyons Joseph parfaitement équilibré : un cœur infiniment délicat vis-à-vis de son épouse et tout aussi docile à la volonté de Dieu. Non seulement il doit accueillir l’épouse que Dieu lui confie mais aussi l’Enfant qu’elle porte, qui Lui aussi vient de Dieu, qui est Dieu incarné. On peut comprendre les craintes de Joseph ! Dieu lui fait des dons inouïs sur lesquels il devra veiller, dont il devra assumer la responsabilité, sans jamais se les approprier. Dons de Dieu ils sont, dons de Dieu ils doivent rester.

Heureux les mariages arrangés par Dieu ! Heureux ceux qui se mettent à l’écoute de l’Esprit Saint dès leur plus jeune âge pour répondre à leur vocation. Heureux ceux qui, se laissant guider par Dieu, reçoivent de Dieu leur conjoint. Puissions-nous, époux, enfants, familles, vivre ce temps de préparation à Noël humblement, sous le regard de Dieu. Que le sacrement de la Réconciliation vienne nous affermir dans l’amour de Dieu et du prochain pour que nous vivions avec Celui qui se nomme : « Dieu avec nous ». Que « Dieu avec nous » nous donne d’être avec ceux qui peinent sur le chemin, nous rende proches de tous ceux qui traversent des épreuves. Soyons tous témoins de la douce lumière de Noël.

Cyril Farwerck

Dimanche 11 Décembre 2016

Tu le vois, Seigneur

« Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ». Cette prière du 3ème dimanche du Temps de l’Avent nous oriente déjà vers Noël. Tout le temps liturgique de préparation, d’attente, de vigilance dans la prière nous prépare à célébrer une naissance.

Pendant ce temps, le monde, dans une autre logique, ne cesse d’encourager à la mort et de réduire la liberté d’expression de ceux qui défendent la vie. La loi punissant le délit d’entrave à l’IVG, votée déjà par l’Assemblée et le Sénat, avec il est vrai l’absence coupable d’un grand nombre de députés et sénateurs sensés représenter le peuple et défendre le bien commun, doit nous faire réagir. Difficilement bien utilisable, elle sera facilement mal utilisée…

Refuser le dialogue sur un sujet aussi grave que l’avortement, au point d’en faire un tabou, interdire l’expression d’un avis différent pour permettre un véritable discernement sur une décision toujours difficile pouvant conduire à l’avortement – il ne s’agit pas d’une interruption mais bien de la suppression d’une vie-, faire du « droit à l’avortement » un dogme en réduisant les contradicteurs au silence et interdire de proposer des alternatives qui existent est le signe d’une démocratie à bout de souffle, d’une dictature déjà admise dans les esprits. Les femmes, et pas seulement elles, méritent plus de considération.

Il y a quelques mois, des évêques avaient une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme réclamant surtout « le droit à la vie et le droit à l’avis ». Dans une lettre récente adressée directement au Président de la République, Mgr Pontier faisait part de son inquiétude.

Tu le vois, Seigneur, tous ces efforts semblent vains. Le camp de la mort semble être toujours plus malin, faute surtout d’adversaires courageux. Tu le vois, Seigneur, et nous ne le voyons pas toujours, mais la vie sera la plus forte puisque rien n’a pu empêcher la naissance de ton Fils parmi nous. Donne-nous de savoir poser nos regards sur l’Enfant de la crèche et d’accueillir en lui, la grâce de la vie. « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. »

P. Cyril FARWERCK

Dimanche 4 Décembre 2016

Préparation

En ce début d’Avent, ceux qui se préparent au mariage dans nos paroisses ont leur première rencontre commune ce samedi. La préparation au mariage n’est- elle pas comme un « Avent » qui fait référence au passé, à l’avenir ainsi qu’au présent, qui fait le lien entre les deux ?

Ceux qui se préparent au mariage s’y préparent « depuis la naissance » et devront entretenir toujours et jusqu’au bout la flamme du « premier amour ». Ils s’y préparent aujourd’hui avec cette intelligence du cœur qui permet d’accueillir le Seigneur et tout ce qu’Il veut. Le pape François écrit : « Aussi bien la préparation immédiate que l’accompagnement plus prolongé doivent assurer que les fiancés ne voient pas le mariage comme la fin du parcours, mais qu’ils assument le mariage comme une vocation qui les lance vers l’avant, avec la décision ferme et réaliste de traverser ensemble toutes les épreuves et les moments difficiles. La pastorale pré-matrimoniale et la pastorale matrimoniale doivent être avant tout une pastorale du lien, par laquelle sont apportés des éléments qui aident tant à faire mûrir l’amour qu’à surpasser les moments durs. Ces apports ne sont pas uniquement des convictions doctrinales, et ne peuvent même pas être réduits aux précieuses ressources spirituelles que l’Église offre toujours, mais ils doivent aussi être des parcours pratiques, des conseils bien concrets, des tactiques issues de l’expérience, des orientations psychologiques. Tout cela configure une pédagogie de l’amour qui ne peut ignorer la sensibilité actuelle des jeunes, en vue de les motiver intérieurement.».

Puissent nos paroisses les aider sur ce chemin de toute une vie. Puissions-nous être tous motivés intérieurement en ce Temps de l’Avent. Le Seigneur vient !

P. Cyril FARWERCK

Dimanche 27 Novembre 2016

Lettre Apostolique du Pape François à la fin de l’Année Jubilaire.

Intitulée « Misericordia et misera », en écho à Jésus et à la femme adultère, cette lettre rappelle que la Miséricorde restera le cœur brûlant de la vie de l’Eglise et qu’elle permettra à chacun de pouvoir vivre autrement. En effet, la miséricorde change la vie : « Va, et désormais ne pèche plus ». Dès qu’un pécheur se repent, il peut accueillir la miséricorde, quelles que soient ses fautes, et la joie envahit son cœur.

Cette lettre se présente comme une petite synthèse, dans l’action de grâce, de ce qui a été vécu au long de l’année jubilaire et qui devra continuer à transformer les cœurs et le monde. Le Pape rappelle l’importance des sacrements, s’attardant sur celui de la Réconciliation : il encourage les prêtres à s’y préparer avec grand soin, puisque cela fait partie de leur mission, et rappelle que « le sacrement de la Réconciliation doit retrouver sa place centrale dans la vie chrétienne. »

Il insiste aussi sur l’importance de la Parole de Dieu et annonce quelques nouveautés. Deux concernent les prêtres et le sacrement de la Réconciliation par rapport au péché d’avortement, à cause de sa gravité, et pour les membres de la Fraternité Saint Pie X. Deux autres mettent l’accent sur la Parole de Dieu et les pauvres. Il propose :

– un dimanche de l’année liturgique entièrement consacré à la Parole de Dieu et à sa diffusion ainsi qu’une (re)découverte de la Lectio divina.
– une Journée mondiale des pauvres qui pourrait être célébrée le 33ème dimanche du Temps ordinaire, celui qui précède la fête du Christ Roi de l’Univers

Il souligne que la Miséricorde permet souvent la consolation et que nous en avons tous besoin ainsi que toutes les familles qu’il faut continuer à accueillir et à accompagner et ce, jusqu’à la mort de chacun, moment d’une importance toute particulière. Les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles manifestent la valeur sociale de la Miséricorde. Le Pape nous invite à une véritable culture de la miséricorde qui soit aussi concrète que possible.

« Voici venu le temps de la miséricorde. » Ce refrain résume cette petite lettre que chacun de nous peut lire sans difficulté. En entrant dans le Temps de l’Avent, avec Marie, Mère de Miséricorde, et notre veillée pour la vie, nous répondons déjà à son invitation. Puissions-nous y répondre tout au long de notre vie.

P. Cyril FARWERCK

Dimanche 20 Novembre 2016
Bienheureux !
« Heureux, bienheureux… » était le refrain de l’Evangile du 1er Novembre, fête de la Toussaint. L’Eglise, en ce 19 novembre, inscrit à son calendrier liturgique un nouveau Bienheureux, le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, qu’un certain nombre d’entre nous a connu. Nous serons nombreux, à Avignon, à participer à sa Béatification ou à la suivre sur KTOTV. Puisse son enseignement aider tous ceux qui le fréquentent à avancer sur le chemin de Dieu. Il disait de lui-même : « Je suis fait pour conduire les âmes à Dieu ».
Le lendemain, dimanche 20 novembre, le Pape François célèbrera à Rome la Messe de clôture du Jubilé. Ce sera la fin de l’Année de la Miséricorde. La Miséricorde, elle, continuera. Une année ne peut l’épuiser et le monde en a besoin. Le cri du Christ : « Je veux faire Miséricorde au monde » continuera d’habiter nos cœurs et de mouvoir nos vies.
En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous fêtons le Christ, Roi de l’Univers. Nous terminons notre année de prière comme l’Année de la Miséricorde sur une note de victoire ! Le Christ est vainqueur du mal, du péché, de la mort. Il ouvre la porte du salut, du Paradis. Même le plus grand pécheur peut espérer ! Puissions-nous dire de manière renouvelée : « Que ton règne vienne ! ».
En cette fête du Christ Roi, c’est aussi dans notre pays, la Journée Nationale de collecte pour le Secours Catholique. Servir, c’est régner et même, la seule façon de bien régner, c’est de servir. Portons dans notre prière tous les membres du Secours Catholique et donnons-leur les moyens d’agir auprès de ceux qu’ils rencontrent.  « Que ton règne vienne ! ».
Et puis, le dimanche 27 novembre, nous entrerons dans une nouvelle année liturgique par la « Veillée de prière pour la vie ». Venons nombreux remercier le Seigneur pour la grâce de la vie et intercéder en faveur de la vie si souvent malmenée. Venons lui confier nos vies et accueillir sa vie. Venons chanter, louer, adorer le Seigneur de la Vie ! Ainsi nous entrerons dans le temps de l’Avent avec Marie, Notre-Dame de Vie, celle dont le Bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus disait : « Elle est Mère partout où Jésus est Sauveur ».
P. Cyril FARWERCK
Dimanche 13 Novembre 2016
Le jubilé de l’Œuvre du Suffrage
Vendredi 18 novembre aura lieu à Nîmes le Jubilé de l’œuvre du Suffrage. Œuvre fondée par l’Abbé Serre, encouragé en cela par le Saint Curé d’Ars, elle met en pratique une des œuvres de Miséricorde spirituelle : la prière pour les défunts. L’œuvre du Suffrage a aussi pour but de favoriser le développement de la foi et de l’espérance chrétienne au moyen de la catéchèse sur les fins dernières à la lumière du mystère de la Résurrection du Christ, sur la communion des saints et la signification de la prière pour les défunts. Elle favorise encore le témoignage personnel et communautaire rendu par les catholiques à la foi et à l’espérance en la résurrection des morts et à la vie éternelle. Elle les invite à demander la célébration de messes pour les défunts recommandés et pour tous les autres défunts, notamment ceux pour qui personne ne prie.
Chaque année, l’Œuvre a son Pèlerinage au Sanctuaire de Rochefort, début Septembre.
Voici le programme du Jubilé : 14h30 : Rendez-vous au cimetière St Baudile, au carré des prêtres derrière la chapelle, pour la bénédiction des tombes et le chapelet des morts. 15h15 : Église Ste Jeanne d’Arc. Conférence du Père André CHAPUS « Prier pour les défunts, une œuvre de miséricorde ». 16h15 : Chapelet marial médité par le Père Jean-Claude RODRIGUEZ, Vicaire général de Nîmes. 17h : Messe présidée par Mgr Robert WATTEBLED.
Dans la lumière de la grande Fête de la Toussaint, prions pour tous les défunts. C’est un acte de foi et d’amour. Sur ce sujet, un petit texte rédigé par le diocèse est à votre disposition sur le site de la paroisse ou dans les églises.
P. Cyril FARWERCK
Dimanche 6 Novembre 2016
Pas de fin sans commencement !
 
Si, dans l’ordre de la création, il est juste de dire qu’il n’y a pas de commencement sans fin, il est aussi vrai de dire qu’il n’y a pas de fin sans qu’elle soit suivie d’un commencement … et la vie continue !
            Nous approchons ainsi de la fin de l’Année de la Miséricorde. Elle se clôture dimanche prochain dans les diocèses – à 16 h à la cathédrale de Nîmes – et le dimanche suivant, le 20 octobre, à Rome. La fin ? Et après ? Bien évidemment, si l’Année de la Miséricorde se termine, la Miséricorde devra encore être le fil conducteur de la mission de l’Eglise tout au long du millénaire qui ne fait que commencer. On n’arrête pas la Miséricorde ! Au contraire, cette année, qui n’était pas un but en soi, doit nous encourager à être toujours plus miséricordieux à l’avenir. Le monde n’aura pas moins besoin de miséricorde !
De ce point de vue, un petit retour en arrière peut nous aider. Nous avons tous vécu déjà des « années à thème ». Sans trop remonter dans le temps, pensons à la grâce immense que fut le grand Jubilé de l’an 2000, déjà qualifié par saint Jean Paul II d’ »Année de la Miséricorde ». Mais nous avons vécu aussi l’Année Saint Paul, l’Année du Sacerdoce, l’Année de la Foi, l’Année de la Vie consacrée… Qu’en reste-t-il ? Il est bon de se poser la question avant de savoir ce qui pourra rester de l’Année de la Miséricorde…
            Bossuet prêchait : « Messieurs, il ne suffit pas qu’un Dieu se donne, il faut encore qu’on le reçoive » ! Accueillons, recueillons toujours, tout ce que Dieu nous donne dans son Eglise pour en vivre toujours davantage. Que ce qui est fini continue de porter du fruit dans le temps comme le fait, de tout temps et pour tous les temps, l’Eucharistie à laquelle se préparent de nombreux enfants de nos paroisses. En la célébrant, nous faisons mémoire de la Passion du Christ pour qu’elle nous fasse vivre d’amour aujourd’hui … et toujours.

 P. Cyril Farwerck

Dimanche 30 Octobre 2016

Le 31 octobre 2000, Saint Jean Paul II faisait de Saint Thomas More, le saint patron des hommes politiques et des gouvernants. Ceux qui s’engagent en politique ont besoin des prières du ciel et de la terre. Dieu compte sur eux pour établir la justice, la paix, la liberté religieuse et éducative, veiller à l’emploi pour tous, au droit à la vie, au respect de toute vie…

Différents moyens peuvent être envisagés pour travailler au bien commun des hommes, tâche ardue. La vertu de prudence est plus que nécessaire pour faire concrètement, à un moment donné, le meilleur choix. Mais pour choisir le bon moyen, ici et maintenant, il faut avoir une vue à long terme. Ce qui importe, et dont on parle malheureusement trop peu, est de vérifier quelle vision de l’homme est finalement proposée ?

En étant fidèle à sa conscience et à l’Eglise jusqu’à la mort, Saint Thomas More rappelle à chacun sa responsabilité. Parfois, la fidélité à sa conscience est la dernière manière de résister aux tentations dictatoriales d’un régime, fût-il démocratique. Même si la clause de conscience n’est pas ce que les gouvernants accordent facilement à leurs « sujets », comme le cas récent des pharmaciens le montre, finalement, l’objection, reconnue ou pas par une clause, existe. Chacun est toujours libre d’être fidèle à sa conscience.

Mais qu’est-ce que la conscience ? Elle n’est pas l’instance suprême qui décide du bien et du mal. La conscience est le lieu du dialogue avec Dieu -pas avec les sondages ou la bourse …-. « Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d’aimer et d’accomplir le bien et d’éviter le mal, au moment opportun résonne dans l’intimité de son cœur : « Fais ceci, évite cela ». Car c’est une loi inscrite par Dieu au cœur de l’homme ; sa dignité est de lui obéir, et c’est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre » (Concile Vatican II, GS, § 16). Suivre sa conscience, oui ! mais une conscience que nous avons le devoir de former. C’est plus sûr, si on veut faire le bien ! C’est un bon moyen pour devenir saint ! Que tous les Saints que nous fêterons cette semaine, par leurs exemples, leurs enseignements et  leurs prières nous entraînent sur ce beau chemin.

P. Cyril Farwerck

Dimanche 23 Octobre 2016

Exhortation apostolique du pape François

Notre Père Evêque a convié les membres des conseils paroissiaux du diocèse à une exhortation sur notre mission à la lumière de son message. Inspirée d’ « Amoris Laetitia », c’est une invitation à une conversion pastorale et missionnaire inspirée des propres attitudes de Jésus, un appel à annoncer la miséricorde où la grâce du Seigneur agit dans nos fragilités : Jésus priait, guérissait enseignait et accueillait : les plus démunis, L’aveugle de naissance, les lépreux, les paralytiques, les pêcheurs : la samaritaine, Marie Madeleine, le « bon larron » les chercheurs de la volonté de Dieu : Les apôtres, Nicodème Joseph d’Arimatie, Lazare.

Notre mission est d’accueillir et d’accompagner nos frères et les écouter en cherchant à discerner, les aider à discerner.

La difficulté du discernement : Jésus qui savait parfaitement accueillir ceux qui ne voulaient que le bien savait aussi dénoncer l’hypocrisie de certains ou les propos insensés de ses proches. Comment apprendre à discerner nous-mêmes ou aider à discerner ceux que nous accompagnons qui désirent,  » là où ils sont « , faire la volonté de Dieu ? Et souvent sortir d’une situation impossible ! Si nous n’avons pas la solution nous pouvons avec l’aide de l’Eglise et du Seigneur les encourager à faire confiance au Seigneur, même s’ils ont rompu tel engagement. La persévérance dans les années dans la fidélité à son nouvel engagement, ses services dans les actions caritatives et à l’Eglise là où il en est, sont signes d’un cheminement positif pendant lequel il a besoin d’être accompagné.

Merci Seigneur, merci pour cette mission qui nous dépasse, mais avec le secours de ta grâce tout est possible.

Pour le conseil pastoral, Bertrand WALTER

Dimanche 16 Octobre 2016

Confirmation

Nous nous réjouissons, car notre évêque est venu jusqu’à nous aujourd’hui pour 15 jeunes des paroisses de Villeneuve, Aramon et Laudun, afin qu’ils « reçoivent » le sacrement de la Confirmation.

Après des mois de préparation, ces jeunes souhaitent vous donner leur définition des sacrements de l’Esprit : « Recevoir au Baptême l’Esprit Saint c’est se blottir tendrement dans les bras purificateurs de Dieu, puis recevoir l’Esprit Saint à la Confirmation, c’est repartirdecesmêmesbrasdeDieudanslajoie,pourrejoindrenosfrèresettémoigner de ce qu’a fait pour nous Jésus ». C’est cette Pentecôte qu’ils veulent vivre en tant que chrétien dans leur vie personnelle, familiale ou professionnelle à venir. Ils l’ont exprimé dans leur lettre adressée à notre évêque.

« Avec la Confirmation et les Dons de l’Esprit Saint, je me sentirai plus heureux dans ma vie et plus joyeux » ; « Parmi les dons de Dieu, mon préféré c’est le don d’aider les autres » ; « L’aumônerie m’a aidé à voir le monde différent » ; « Je souhaite faire ma Confirmation pour me rapprocher de Dieu et continuer dans ma vie de chrétien » ; « J’ai appris à me comporter en chrétienne dans la vie de tous les jours, et pas qu’à l’église » ; « J’espère ainsi pouvoir aider d’autres personnes, leur transmettre ce que j’ai appris et les aider dans leur vie de chrétien » ; « J’ai vécu de bons moments, comme la fois ou nous sommes allés à la communauté de l’Arche à l’Isle sur la Sorgue. C’était très émouvant ».

Avec Agnès Mizandjian, nous avons pu leur proposer de rencontrer la communauté des Béatitudes, d’animer un temps de prière avec les résidents de la maison de retraite Paul Gâche, de partir en pèlerinage à Lourdes, et de rencontrer la communauté de l’Arche. Mais croyez-le, c’est surtout votre prière qui est la force dans leur chemin de foi. Je vous en remercie, et je vous invite à persévérer dans cette prière d’accompagnement pour les 20 jeunes qui démarrent cette année leur chemin vers la Confirmation.

Diacre – Jean-Michel SOLIVERES

Dimanche 9 Octobre 2016

« Tout faire pour sauver le mariage ».

Les paroles du Pape à Tbilissi lors de son voyage en Géorgie font beaucoup parler cette semaine et donnent même à des ministres l’envie de conseiller le Pape !
Qu’a-t-il dit ? Après avoir rappelé la vérité à propos du mariage et sa beauté, il ajoute ceci : « Aujourd’hui, il y a une guerre mondiale pour détruire le mariage. Aujourd’hui il y a des colonisations idéologiques qui détruisent, mais on ne détruit pas avec les armes, on détruit avec les idées. Donc, il faut se défendre des colonisations idéologiques. »

Qu’y-a-t-il de nouveau, de surprenant ? Ce n’est pas la première fois qu’il évoque ce problème, ni la question du Gender. Seules les consciences anesthésiées ou profondément égocentriques ignorent cette guerre mondiale. Seuls ceux qui préfèrent leur propre plaisir à l’amour du prochain abandonnent le débat, le combat. Ce qui est nouveau, mais pas vraiment d’aujourd’hui, c’est la mondialisation de ce combat contre le mariage et la famille, contre l’enfant que l’on chosifie en en faisant un objet de commerce à travers, entre autres, la GPA. Ce qui ne relevait au départ que de quelques législations libéralistes et capitalistes, -contraception puis avortement et maintenant euthanasie- devient « mondial », devient un totalitarisme que l’on prévoit d’imposer à tous, et ceux qui oseront être d’un avis différent seront condamnés.

Ce n’est pas pour rien que le Pape demandait aux jeunes rassemblés aux JMJ cet été, de s’engager et d’agir dans le monde afin d’y laisser une empreinte. Sinon, d’autres, « qui ne sont peut-être pas les meilleurs » disait-il, le feront.

Alors que le 15 octobre, notre évêque réunira tous les membres des Conseils de pastorale du Diocèse pour réfléchir sur le mariage, d’autres, le lendemain, manifesteront contre les « colonisations idéologiques » qui détruisent le mariage, la famille, les enfants. Mais tous, sentons-nous concernés, dès maintenant et pour les générations à venir.

Que saint Jean-Paul II, le Pape de la Famille, que nous fêterons le 22 octobre, intercède pour nous.

Dimanche 2 Octobre 2016

Bénédictions !

Lors de la Messe de rentrée de notre Ensemble Paroissial, les catéchistes et animateurs d’aumônerie ont reçu une bénédiction spéciale afin que le Seigneur les soutienne dans leur mission. C’était, dans l’Eglise, ce jour-là, à Rome, le Jubilé des catéchistes. Dans notre diocèse, ils sont invités ce samedi à la cathédrale de Nîmes pour faire leur démarche jubilaire. « Regarde, Seigneur, tes serviteurs et tes servantes qui se proposent pour assurer la catéchèse ; par ta bénédiction, confirme leur disposition pour qu’ils s’instruisent d’abord en méditant ta Parole et en respectant toute la doctrine de l’Eglise. Qu’ils puissent à leur tour enseigner leurs frères et te servir avec joie en même temps que ceux-ci».Le texte de la bénédiction qu’ils ont reçue semble être un fidèle écho des paroles que saint Paul adresse à Timothée dans la lecture de ce dimanche.

Dans la joie ou dans la peine, Dieu nous bénit, -c’est-à-dire Dieu nous fait du bien-, pour que tous, là où nous sommes, dans les circonstances concrètes de notre vie, au gré des rencontres, au hasard des circonstances, nous puissions « prendre notre part à l’annonce de l’Evangile », même si c’est parfois difficile ou douloureux.

De bénédiction, il en est aussi question pour ceux qui se préparent au mariage. Dieu veut bénir ceux qui s’engagent définitivement l’un envers l’autre pour fonder une famille, pour transmettre la vie. La bénédiction nuptiale, reçue au jour du mariage les accompagnera toute leur vie. Alors que commencent les préparations au mariage de l’année prochaine, nous portons dans la prière tous ceux qui regardent vers le Seigneur. Qu’ensemble nous puissions dire : « Seigneur, augmente en nous la foi » !

Dimanche 25 Septembre 2016

« Homme de Dieu »

« Homme de Dieu » : c’est ainsi que saint Paul qualifie Timothée. « Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance, et la douceur ».

Voici, en cette messe de rentrée et en quelques mots seulement, un beau programme pour les hommes et les femmes de Dieu que nous sommes et que nous voulons être davantage. Cela n’est pas automatique. Cela ne se fait pas avec seulement avec de bonnes intentions. « Mène le bon combat, celui de la foi garde le commandement du Seigneur » poursuit saint Paul. La vie chrétienne est un combat. Il faut s’y préparer, il faut s’entraîner, il faut se mettre toujours plus à l’école de Celui qui le premier a combattu et vaincu le péché, le mal, la mort : le Christ.

« Homme de Dieu » personne ne peut l’être par lui-même, sans Dieu et sans ses frères en humanité. Dieu nous aide par sa grâce ; aidons-nous les uns les autres à être toujours plus des hommes, des femmes, des enfants de Dieu, dont la vie dépend toujours plus de Dieu et reflète, témoigne, manifeste sa présence.

Hommes et femmes de Dieu, notre paroisse en a et en demande encore : pour nous aider les uns les autres, pour ne laisser personne devant la porte de l’Eglise et pour que tous puissent goûter la joie chrétienne.

Hommes et femmes de Dieu arrivés dans nos paroisses ces derniers mois, soyez les bienvenus ! L’Esprit Saint vous a préparé une place : sachez la prendre, en nous poussant un peu s’il le faut ! Après la grâce de Dieu, notre Ensemble Paroissial ne vit que de la bonne volonté de ses membres. Que la docilité de chacun à l’Esprit Saint fasse porter du fruit à tout ce que nous pourrons vivre tout au long de cette année. Que Notre Dame de Grâce, Mère de Dieu et de l’Eglise, intercède pour nous.

Dimanche 18 septembre 2016

« Pour les chefs d’Etat et tous ceux qui exercent l’autorité « 

Saint Paul nous invite ce dimanche à prier pour tous les hommes mais, parmi celle foule immense, il cite particulièrement « les chefs d’Etat et tous ceux qui exercent l’autorité »

Il est plus facile de critiquer cette catégorie de personnes que fréquent de prier pour elle. La prière universelle, chaque dimanche, nous invite à prier successivement pour : 1) les besoins de l ́Église ; 2) pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier ; 3) pour ceux qui sont accablés par toutes sortes de difficultés ; 4) pour la communauté locale.

Ceux qui exercent l’autorité, qui détiennent le pouvoir, quel qu’il soit, -eux comme nous-, auront un jour à « rendre des comptes de leur gestion » devant Celui qu’on ne peut pas servir si l’on sert l’argent. « Un seul Dieu tu adoreras ».

« Dieu est un Dieu jaloux », dit souvent la Bible. Non pas qu’Il serait victime de cette jalousie qui est tristesse de ne pas être ce qu’est l’autre ou de ne pas avoir ce qu’il a, et qui suppose un manque d’estime de soi ! Mais au sens où Dieu sait très bien que tous ceux qui ne le choisissent pas comme fin principale de leur vie s’écartent du Bien absolu et ne font pas aux autres tout le bien qu’ils pourraient leur faire.

Qui s’éloigne du vrai Dieu s’éloigne du Bien. Les échéances politiques qui nous attendent donnent déjà lieu à toutes sortes de références, soit à la laïcité « rendre à César »- , soit aux affinités spirituelles « rendre à Dieu »- de tel ou tel candidat. Pouvons-nous leur faire confiance ? « Celui qui est digne de confiance dans la moindre des choses est digne de confiance aussi dans une grande ». Il en va des hommes politiques comme de nous- mêmes : nous sommes face à la difficulté de traduire dans les actes nos convictions les plus profondes. Cela peut donner lieu à d’innombrables trahisons mais aussi à de véritables résurrections. Puisse la France entendre la douce voix de son Maître lui prenant la main : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! ».

Dimanche 11 septembre 2016

Le pilier qui soutient la vie de l’Eglise

La vie chrétienne ne connaît pas –ou ne devrait pas connaître- de temps où elle se déroule au ralenti, où elle se trouve comme en veilleuse. Mais la vie de nos communautés connaît des rythmes différents. Les mois d’été ont été tragiquement bouleversés par d’horribles attentats et nous voici maintenant en période de rentrée.

Sur fond de préoccupations liées aux exigences de la sécurité viennent s’inscrire les épisodes de la vie politique dans une année qui sera fortement marquée par la perspective des élections.

Mot clé pour indiquer l’agir de Dieu envers nous, nous a dit le Pape François, la miséricorde est le pilier qui soutient la vie de l’Eglise, elle est le cœur battant de l’Evangile. Loin d’être indifférent au mal ou d’en minimiser les ravages, Dieu veut notre bien et nous voir heureux, remplis de joie et de paix. L’amour miséricordieux des chrétiens doit être sur la même longueur d’onde. (Le visage de la miséricorde, n° 9, 10 et 12). A la suite des attentats, la justesse des déclarations et la dimension fraternelle des gestes ont été saluées. Pour notre part nous avons été sensibles aussi aux démarches de compassion fraternelle à notre égard, notamment celles de nos frères musulmans.

La miséricorde –le mot n’est pas d’usage très courant- pourrait être un mot clé dans la nouvelle étape de l’Histoire de l’Eglise que le Concile Vatican II a ouverte.

Au terme de l’Année jubilaire qui s’achèvera à Rome le 20 novembre, l’intérêt pour la miséricorde ne peut s’amenuiser comme si l’Année sainte n’avait été qu’une parenthèse dans la vie de l’Eglise. Avec l’Encyclique Laudato Si et les Exhortations « La joie de l’Evangile » et « La joie de l’amour », nous avons une ample matière à dégager et à mettre en œuvre des pistes de réflexions et d’actions dans nos ensembles paroissiaux, dans les doyennés, dans le diocèse. La prochaine rencontre des Conseils de Pastorale le 15 octobre donnera des impulsions qui devront être concrétisées localement. Il importe évidemment que soient mises en place, là où elles n’existent pas encore, des équipes d’animation et des conseils de pastorale, conformément aux indications données en 2010 et reprises en 2014 lors de la mise en place des nouveaux doyennés et ensembles paroissiaux.

L’insistance du Saint Père pour que nous mettions la miséricorde au cœur de notre approche du mystère de Dieu et de nos relations avec nos frères ne signifie pas, bien au contraire, un affaiblissement des exigences chrétiennes, un affadissement de l’appel du Christ. Miséricorde ne rime pas avec facilité : il ne s’agit pas de tout laisser faire ni, à l’inverse, d’appliquer mécaniquement des règles rigides. Le discernement nécessaire s’appuie sur la fréquentation du Seigneur dans la prière et la méditation des Ecritures. Il s’agit d’éprouver en nous les sentiments du Christ Jésus (Cf. Philippiens, chapitre 2), de faire nôtres ses choix, ses orientations, ses aptitudes. Comment cet appel va-t-il se traduire dans notre vie personnelle comme dans la vie de nos communautés, dans nos relations avec les personnes d’autres religions et d’autres cultures, dans la vie et nos choix politiques, dans l’attitude vis-à-vis de la nature ?

1er septembre 2016 – + Robert WATTEBLED – Evêque de Nîmes.

Dimanche 04 septembre 2016

Servir la vie

La canonisation par le Pape François de la bienheureuse Teresa de Calcutta en cette année de la Miséricorde et en ce premier dimanche de septembre et de rentrée, est un signe donné à toute l’Eglise, et à chacun de nous. Mère Teresa, qui a humblement consacré sa vie au service de la vie, -nous pourrions relire le merveilleux discours qu’elle fit quand elle reçut le prix Nobel de la paix en 1979- est comme une icône de la charité chrétienne, comme saint Vincent de Paul le fut en son siècle. Un autre modèle nous sera donné à Avignon dans quelques semaines avec la béatification du Père Marie Eugène de l’Enfant Jésus, fondateur de l’Institut Notre Dame de Vie. Une vie consacrée à faire grandir la vie spirituelle, la vie de Dieu, la vie de la grâce dans les âmes. C’est aussi Marie que des millions de jeunes sont allés prier cet été, rassemblés par le Pape François, à Czestochowa ou Kalvaria lors des JMJ. Il leur a demandé de ne pas être spectateurs du monde mais acteurs. « Chers jeunes, n’ayez pas honte de tout lui porter, spécialement vos faiblesses, vos peines et vos péchés dans la confession : Lui saura vous surprendre avec son pardon et sa paix. N’ayez pas peur de lui dire oui avec tout l’élan de votre cœur, de lui répondre généreusement, de le suivre ! Ne vous laissez pas anesthésier l’âme, mais visez l’objectif du bel amour, qui demande aussi le renoncement, et un non fort au doping du succès à tout prix et à la drogue de penser seulement à soi et à ses propres aises. » La veille, il avait été encore plus énergique avec eux, leur demandant de ne pas confondre le bonheur avec un divan. « Dans la vie, il y a une autre paralysie encore plus dangereuse et souvent difficile à identifier, et qu’il nous coûte beaucoup de reconnaître. J’aime l’appeler la paralysie qui naît lorsqu’on confond le BONHEUR avec un DIVAN ! Oui, croire que pour être heureux, nous avons besoin d’un bon divan. Un divan qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. »  Le temps qu’aujourd’hui nous vivons n’a pas besoin de jeunes-divan, (…). Le monde d’aujourd’hui vous demande d’être des protagonistes de l’histoire, parce que la vie est belle à condition que nous voulions la vivre, à condition que nous voulions y laisser une empreinte. L’histoire aujourd’hui nous demande de défendre notre dignité et de ne pas permettre que ce soient d’autres qui décident notre avenir. » Notre avenir, il en sera question au cours de cette année, à cause des échéances politiques. En amont de toute primaire, il nous revient d’être acteurs et de faire savoir quel monde nous voulons spécialement pour les enfants. Si Pierre Julien Eymard pouvait dire « qu’une civilisation grandit ou décroît en fonction de son culte pour la divine Eucharistie. », nous pouvons dire aujourd’hui qu’une « civilisation grandit ou décroît en fonction de son « culte » pour la vie, et le respect dû à l’enfant ». Mère Teresa l’avait bien compris. Qu’elle intercède pour nous, nos familles, nos enfants, notre monde ! P. Cyril Farwerck

 

Editos 2015-2016

Dimanche 30 juillet 2016

Chers jeunes, Enfin, nous nous rencontrons !

Pape François, Cracovie, le 28 juillet

Sur sa terre natale, je voudrais remercier spécialement saint Jean-Paul II, qui a rêvé et a donné l’impulsion à ces rencontres. Du ciel, il nous accompagne en voyant tant de jeunes appartenant à des peuples, des cultures, des langues si diverses, avec un seul motif : célébrer que Jésus est vivant au milieu de nous. Et dire qu’il est Vivant, c’est vouloir renouveler notre désir de le suivre, notre désir de vivre avec passion sa sequela. Y a-t-il meilleure occasion pour renouveler l’amitié avec Jésus que de renouveler l’amitié avec Jésus qui renforce l’amitié entre vous ? Y a-t-il meilleure manière de renforcer notre amitié avec Jésus que de la partager avec les autres ? Y a-t-il meilleure manière de faire l’expérience de la joie de l’Évangile que de vouloir ‘‘propager’’ sa Bonne Nouvelle dans tant de situations douloureuses et difficiles ? C’est Jésus qui nous a convoqués à ces trente-et-unièmes Journées Mondiales de la Jeunesse ; c’est Jésus qui nous dit : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). Heureux ceux qui savent pardonner, qui savent avoir un cœur compatissant, qui savent donner le meilleur d’eux-mêmes aux autres. Chers jeunes, ces jours-ci la Pologne est en fête ; ces jours-ci la Pologne veut être le visage toujours jeune de la Miséricorde. De cette terre, avec vous et aussi unis à de nombreux jeunes qui aujourd’hui ne peuvent pas être ici, mais qui nous accompagnent à travers les divers moyens de communication, tous ensemble nous ferons de ces journées une vraie fête jubilaire, en ce Jubilé de la miséricorde. Au cours de mes années en tant qu’évêque, j’ai appris une chose : il n’y a rien de plus beau que de contempler les désirs, l’engagement, la passion et l’énergie avec lesquels de nombreux jeunes affrontent la vie. Lorsque Jésus touche le cœur d’un jeune, d’une jeune, ceux-ci sont capables d’actions vraiment grandioses.
Pape François, Cracovie, le 28 juillet


Dimanche 3 juillet 2016

Eté miséricordieux

Ce bulletin vous donne les horaires des messes des mois de Juillet et Août. Attention : pas d’autre bulletin avant le 31 juillet. Il vous redonnera tous les horaires du mois d’août, en semaine et le dimanche. Conservez-le plus longtemps que d’habitude. Si vous l’égarez, vous pouvez toujours le retrouver intégralement avec tous les horaires sur le site internet de notre Ensemble Paroissial qui est entièrement renouvelé. Voici la nouvelle adresse qui prendra place dans vos marquepages favoris ! villeneuvelesavignon.catholique.fr Que ce temps d’été, ce temps de vacances pour beaucoup, qui commence dans notre Doyenné par un pèlerinage à Notre Dame de Grâce de Rochefort du Gard, nous donne de continuer à vivre et à célébrer la Miséricorde Divine, là où nous irons, là où nous serons. Nous porterons tout particulièrement dans notre prière les jeunes du monde entier qui se rassembleront chez saint Jean Paul II pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, fin juillet. Beaucoup feront le pèlerinage au Sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie. Bon été à tous. Visite de la Collégiale: cet été une équipe de paroissiens fera visiter la Collégiale, en juillet et en août. Deux visites par semaine sont prévues, le mercredi soir à 18 h 30 et le dimanche après-midi à 17 h. Merci aux paroissiens qui s’engagent dans ce nouveau service pour accueillir dans notre belle collégiale passants, vacanciers, touristes, festivaliers, …ou paroissiens nouveaux ou anciens !             P. Cyril FARWERCK


Dimanche 26 juin 2016

« Conseiller ceux qui doutent. »

C’est encore une œuvre de miséricorde spirituelle. Encore faut-il avoir de bons conseils à donner ! … et trouver la bonne personne, compétente dans le domaine pour espérer un bon conseil, un conseil qui fasse du bien. Voilà sans doute pourquoi, dans les cultures dignes de ce nom, les anciens, les vieillards sont respectés : ils détiennent une certaine sagesse acquise avec l’expérience de la vie ; ils ont un détachement plus grand, une liberté intérieure plus mûre. Pour les baptisés, l’Evangile regorge de conseils ! On les distingue des commandements, valables pour tous et toujours, parce qu’ils ne sont possibles que dans certaines circonstances ou situations, à certaines conditions. Ils n’en demeurent pas moins utiles, parce qu’ils désignent un horizon, donnent des directions, invitent à un progrès. Tous, nous nous trouvons régulièrement, fréquemment, voire quotidiennement en situations de donner des conseils, dans les domaines les plus divers. Puissions-nous le faire avec une vraie charité, c’est-à-dire une charité qui cherche le bien de l’autre. Et pour cela, accueillons le conseil -énergique !- que nous donne saint Paul ce dimanche : « Marchez sous la conduite de l’Esprit Saint ». Ainsi, dit-il, « vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair », vous échapperez à la domination de l’égoïsme, ce tyran qui ne dit pas son nom. Conseiller ceux qui doutent, vise sans doute, ceux qui ont des doutes touchant la foi ! Commençons par prier pour eux en invoquant particulièrement l’Esprit Saint car, parmi ses sept Dons, il y a justement celui du Conseil. Sans doute, si la phrase de Baudelaire « Tout abîme mystique est à deux pas du Doute » est vraie, alors le doute est tout proche de la foi ! N’en doutons plus, prions avec la liturgie : « Accorde-nous d’être toujours rayonnants de ta vérité ».                         P. Cyril FARWERCK


Dimanche 19 juin 2016

Les indulgences

Beaucoup profiteront de l’été pour vivre encore tel ou tel aspect de l’Année de la Miséricorde, peut-être en faisant un pèlerinage dans un lieu jubilaire, permettant ainsi de passer la porte sainte et d’obtenir l’indulgence. Celle-ci « revêt une importance particulière au cours de cette Année Sainte » écrit le Pape François. Il explique : « Dans le sacrement de la Réconciliation, Dieu pardonne les péchés, et ils sont réellement effacés, cependant que demeure l’empreinte négative des péchés dans nos comportements et nos pensées. La miséricorde de Dieu est cependant plus forte que ceci. Elle devient indulgence du Père qui rejoint le pécheur pardonné à travers l’Epouse du Christ, et le libère de tout ce qui reste des conséquences du péché, lui donnant d’agir avec charité, de grandir dans l’amour plutôt que de retomber dans le péché. » Pour comprendre l’indulgence, qui suppose le Sacrement de la Réconciliation, il faut savoir que le péché a une double conséquence : 1° Il abîme jusqu’à en priver (s’il est grave) la communion avec Dieu. 2° Il abîme le pécheur (quelle que soit sa gravité) et perturbe ses relations humaines. Dans le Sacrement de Réconciliation, la première conséquence est supprimée par le pardon reçu : la communion avec Dieu est retrouvée. Mais la deuxième conséquence, qui ralentit la vie chrétienne et diminue la liberté spirituelle, réclame une purification. Cette purification est l’œuvre partielle de la pénitence mais peut aussi être accomplie par l’indulgence. Cette indulgence est le don de l’unique Eglise du ciel et la terre. Le Pape François le rappelle : « L’Eglise vit la communion des saints. Dans l’Eucharistie, cette communion, qui est don de Dieu, est rendue présente comme une union spirituelle qui lie les croyants avec les Saints et les Bienheureux dont le nombre est incalculable (cf. Ap 7,4). Leur sainteté vient au secours de notre fragilité, et la Mère Eglise est ainsi capable, par sa prière et sa vie, d’aller à la rencontre de la faiblesse des uns avec la sainteté des autres. Vivre l’indulgence de l’Année Sainte, c’est s’approcher de la miséricorde du Père, avec la certitude que son pardon s’étend à toute la vie des croyants. L’indulgence, c’est l’expérience de la sainteté de l’Eglise qui donne à tous de prendre part au bénéfice de la rédemption du Christ, en faisant en sorte que le pardon parvienne jusqu’aux extrêmes conséquences que rejoint l’amour de Dieu. Vivons intensément le Jubilé, en demandant au Père le pardon des péchés et l’étendue de son indulgence miséricordieuse. »    P. Cyril FARWERCK


Dimanche 12 juin 2016

La porte

La Porte est un des signes donnés lors des années jubilaires. Ceux qui ont pu bénéficier des paroles du P. Daniel Bréhier, dimanche dernier, devant la porte de la Métropole entièrement restaurée de Notre Dame des Doms, ont pu en prendre davantage conscience. « Pour passer la Porte Sainte (…) chacun devra, selon ses forces, faire un pèlerinage. Ce sera le signe que la miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et sacrifice » écrivait le Pape François pour introduire cette Année de la Miséricorde. Engagement et sacrifice. Outrepassant toute bienséance, la pècheresse de l’Evangile de ce dimanche ne manque pas « d’engagement » ! Son désir de la Miséricorde lui fait faire des « choses folles » mais que Jésus sait parfaitement accueillir. Ce n’est peut-être pas par désir de Miséricorde mais les sportifs, qui vont faire la « une » des médias pendant plusieurs mois (Euro de foot en juin, Tour de France en juillet, Jeux Olympiques en août), peuvent eux aussi accomplir des « choses folles » grâce à leur engagement et leurs sacrifices et … quelques récompenses espérées aussi.            Les vertus du sport ne manquent pas, tant qu’il n’est pas contaminé par les péchés « capitaux ». Saint Paul lui-même fera référence aux courses du stade : « Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. » 1 Co 9, 24-25 Puisse notre foi mériter de notre part « engagement et sacrifice » afin de parvenir à son but, son sommet, sa perfection : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi ». Ce titre, cette victoire de la grâce en nous, rien, ni personne ne pourra nous la ravir : elle est pour l’éternité. « La porte de la foi ((Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l’entrée dans son Eglise est toujours ouverte pour nous ». Benoît XVI.
P. CyrilFARWERCK

Dimanche 5 juin 2016

Sancta Maria et Pie XII

Nous avons la grâce d’avoir sur notre ensemble paroissial deux écoles de l’Enseignement Catholique. C’est une grâce pour les familles qui y inscrivent leurs enfants, c’est une grâce pour tous. Les enfants de Sancta Maria qui s’y sont préparés font leur première communion ces samedi 4 et dimanche 5 juin à sainte Thérèse. Ceux de Pie XII la feront avec les autres enfants de Rochefort le 26 juin. Ces écoles catholiques sont un lieu privilégié pour que se répande la joie de l’Evangile au bénéfice de chacun. Cependant, l’école ne prive pas les parents de leur primauté en ce qui concerne l’éducation de leurs enfants : ils en sont les premiers responsables. Ni l’Etat, ni l’Ecole ne peut les en priver, ni les en dispenser ! La situation des écoles en France, sous contrat ou hors contrat, n’est pas toujours facile. Elles ont besoin de garder leur originalité, leur spécificité, leur liberté sans quoi le « droit des parents de choisir librement les écoles ou autres moyens nécessaires pour éduquer leurs enfants suivant leurs convictions » (Charte des droits de la famille) serait réduit à un droit sans objet ni contenu. Détruire la liberté de l’éducation, c’est détruire toutes les autres libertés fondamentales. Les différentes réformes qui se succèdent à un rythme effréné et qui veulent imposer à tous une pensée et une éducation unique ont de quoi inquiéter. Que l’Enseignement libre le reste !
Prions pour tous les enfants qui font leur première communion ce dimanche et les suivants. Prions pour tous ceux qui les entourent, les éduquent, les catéchisent, les soutiennent, les aiment. Que d’année en année, de sacrements en sacrements, d’évangiles en Evangile, ils « grandissent en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » Lc 1,52.
P. Cyril FARWERCK

Dimanche 29 mai 2016

Sainte Communion

Après avoir fêté la Pentecôte et la Sainte Trinité, ce dimanche nous donne de célébrer le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Au cours de la Messe à Sainte Thérèse, un premier groupe d’enfants fera sa première communion. Que la grâce de ce jour oriente définitivement leur vie ! Et comme il ne peut pas y avoir de communion entre la grâce et le péché, – ils s’excluent mutuellement !-, que le Saint Sacrement nous invite tous à une vie plus sainte, à des communions plus saintes et donc plus fécondes. Prions pour tous ces enfants et pour ceux qui, les dimanches suivants, feront aussi leur première communion. Seigneur, donne-leur, « donne-nous de vénérer d’un si grand amour le Mystère de ton Corps et de ton Sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta Rédemption. » Ce dimanche est aussi la Fête des Mères. Remercions-les de nous avoir donné la vie ! Prions pour elles, prions pour celles qui ont perdu des enfants ou qui n’ont pas pu garder la vie qui commençait en elle. Que Marie, Mère de Miséricorde, les enveloppe de sa douceur maternelle. Qu’Elle les conduise sur un chemin de réconciliation et de paix. Le drame de l’avortement étouffe notre société qui cherche par tous les moyens à l’encourager en le banalisant tout en empêchant de proposer des solutions plus humaines. Elle étouffe celles qui l’ont subi ; elle veut faire taire ceux qui veulent s’y opposer ; on étouffe la voix du Pape quand il le désigne comme le « mal absolu ». Mais il existe un chemin de guérison que le Pape encourage : le recours au sacrement de la Réconciliation pour retrouver la communion et la paix. Oui, la limite au mal, c’est la Miséricorde. Elle seule peut libérer du mal … Un coup de plus porté à la famille: après le « mariage pour tous », le « divorce pour tous » semblent dire les députés. Divorce pour tous … et justice pour personne, et surtout pas pour les plus faibles, puisque il n’y aura plus besoin de passer devant un juge pour divorcer. Par son Sacrifice Eucharistique, par la célébration des sacrements, le Christ vainqueur de la mort veut nous faire participer à sa vie. Choisissons la vie !
P. Cyril FARWERCK

Dimanche 22 mai 2016

La vraie foi

Alors que dimanche dernier, en la réjouissante fête de la Pentecôte, les jeunes de nos paroisses faisaient leur Profession de foi, ce dimanche, comme chaque dimanche, nous allons nous aussi professer la vraie foi. Cette vraie foi nous fait adhérer à un Dieu Unique en trois Personnes. Le Mystère de la sainte Trinité est au cœur de notre célébration dominicale comme il est à la source, au fondement de toute vie chrétienne, celle-ci naissant dans les eaux du baptême : « Je te baptise, au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. » Professer la vraie foi suppose de reconnaître la gloire de l’éternelle Trinité et d’adorer en même temps son Unité toute puissante. Il est assez facile à des esprits religieux d’attribuer au Père la Divinité. Mais plus difficile de l’attribuer tout autant au Fils Unique, avant et plus encore après son Incarnation. Plus rare de l’accorder purement et simplement à l’Esprit Saint ! Il n’y a pas moins de substance divine dans le Fils et dans l’Esprit que dans le Père ! Ils sont de même substance, plus encore que de « même nature », comme la traduction fautive du Credo nous le fait dire… On n’explique pas un mystère. On peut montrer qu’il n’est pas contre la raison, qu’il n’est pas déraisonnable, qu’il est même supra raisonnable, au-dessus de la raison. Mais toutes explications données, il n’y a pas d’autre chemin que celui de l’Adoration appuyée sur la Parole de Vérité et guidée intérieurement par l’Esprit de sainteté. Bonne Fête de la Sainte Trinité !
P. Cyril FARWERCK

Dimanche 15 mai 2016

Pentecôte

Le jour de la première Pentecôte du Christianisme, à Jérusalem, quand les douze Apôtres reçurent l’Esprit-Saint, ils s’adressaient à des Juifs venus de régions aux noms devenus étranges pour nous : Parthes, Mèdes, Mésopotamiens et autres. Ces pèlerins provenaient de ce qui est aujourd’hui la Turquie, la Syrie, L’Irak et l’Iran, l’Egypte, la Lybie. Les Apôtres s’adressaient à eux dans leurs dialectes et les chrétiens devinrent vite nombreux dans ces régions avant qu’elles ne soient envahies par des armées apportant la religion musulmane.
Aujourd’hui les Chrétiens veulent rester dans ces régions où ils vivent depuis deux Mille ans. Ils le paient souvent de leur vie comme l’a rappelé le pape François lors de sa visite aux réfugiés de l’Ile de Lesbos en Grèce. Quel exemple pour les jeunes de nos régions de l’Europe occidentale !
En la fête de Pentecôte 2016 à l’église sainte Thérèse de Villeneuve les Avignon, face à l’antique palais des papes, une quarantaine de collégiens affirment leur foi au Dieu révélé pleinement par notre Seigneur et Sauveur Jésus le Christ. Ils le font en toute quiétude, entourés de leurs parents et de leurs amis. Que l’Esprit-Saint qu’ils ont reçu au Baptême et qu’ils recevront plus tard lors de leur Confirmation, les aide à rester fidèles à cet engagement et qu’il leur inspire d’être des petites lumières d’espérance et d’amour dans un monde qui en a tant besoin.
P. Hervé Arminjon

Dimanche 8 mai 2016

Viens !

C’est la prière la plus brève et la plus simple chaque fois que nous nous tournons vers Dieu et lui disons: « Viens ! ». Et c’est ainsi que commence la prière Liturgique des Heures : « Dieu, viens à mon aide ». C’est comme cela que commencent les deux hymnes les plus célèbres à l’Esprit Saint : Veni Creator Spiritus- Viens Esprit Créateur et Veni Sancte Spiritus- Viens Esprit Saint. Viens ! Nous avons besoin de toi, nous t’attendons, nous te désirons, nous t’aimons ! Viens ! C’est la prière de toute l’Eglise habitée par l’Esprit Saint : « L’Esprit et l’Epouse disent « ‘Viens !’ », en pensant et en attendant le retour du Christ. Ce sont enfin les derniers mots du dernier livre de la Bible : « Viens, Seigneur Jésus ! » En cette semaine qui nous prépare à la grande fête de la Pentecôte et où les jeunes de nos paroisses vont faire leur Profession de foi, d’un seul cœur, tous ensembles, désirons la venue de Dieu dans l’Eglise, dans nos cœurs, dans le monde. Appelons sur nous-mêmes et sur le monde l’Esprit Saint, l’Esprit de lumière et de vérité. Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, Père des pauvres, Viens, dispensateur des dons, Viens, lumière de nos cœurs.           P. Cyril Farwerck

Dimanche 1er mai 2016

La joie du départ ?

C’est une Parole mystérieuse et un peu cruelle que le Christ adresse à ses disciples alors que se prépare son départ vers le Père : « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père » (Jn 14, 28). Est-il possible que le départ d’un être cher, fût-il pour aller chez le Père, destination évidemment bienheureuse, puisse nous rendre joyeux ? Tout départ et toute mort qui engendrent pour notre sensibilité une absence douloureuse, ne nous plongent-ils pas dans une profonde tristesse ? Et pourtant, tristesse et joie peuvent se disputer notre cœur ! Tristesse du départ et joie de la destination ! « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie … ». Mais souvent, nous pensons plus à nous-mêmes, à ce qui va nous manquer, qu’au bonheur de ceux qui nous quittent… Et nous-mêmes, quand nous pensons à notre propre départ, nous avons peut- être du mal à nous réjouir ! Et pourtant … Même si nous croyons à la Résurrection, même si depuis Pâques nous chantons avec allégresse l’Alléluia de la Victoire, il nous est bien difficile de ne pas être tristes à la perspective d’un départ, de son départ vers le Père, de notre départ : « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars … ». Deux œuvres de Miséricorde concernent les morts : une œuvre de miséricorde corporelle, ensevelir les morts ; et une œuvre de miséricorde spirituelle, prier pour les vivants et les morts. Le respect dû aux défunts, dont on bénit et encense le corps lors des funérailles, et la prière pour leurs âmes et pour leurs familles –consoler les affligés- sont des preuves d’amour. Dans notre diocèse et dans nos paroisses, l’œuvre du Suffrage, liée au Sanctuaire Notre-Dame de Grâce de Rochefort, est une belle œuvre de Miséricorde. Prions aussi pour ceux qui sont au service de cette œuvre comme pour ceux qui entourent et accompagnent les familles lors des obsèques. Mais prions-nous pour les défunts ? Croyons-nous seulement qu’ils ont besoin de nos prières ? Sommes-nous miséricordieux à leur égard ? Voilà des questions qui se posent à notre foi. Et à notre amour. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole… Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie … ». Si ?                        P. Cyril Farwerck

Dimanche 24 avril 2016

« Ces paroles si usées qu’on ne les entend plus, c’est en elles qu’était la vérité »
Claudel, La Messe là-bas.

Même entendues en provençal, -fête de saint Marc oblige-, ces paroles si usées qu’on peut ne plus en entendre la nouveauté, nous devons les accueillir une nouvelle fois, les accueillir d’un cœur renouvelé. « Je vous donne un commandement nouveau ». La nouveauté de ce commandement n’est pas dans sa signification. S’aimer les uns les autres est un commandement ancien ! (Cf. 1 Jn 2, 7). Ce qui est nouveau, c’est qu’il faut nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés. Pour vivre ce commandement dans sa nouveauté, il nous faut donc sans cesse revenir au Christ et contempler sa manière de nous aimer. Or, dans l’Evangile de ce dimanche, ce commandement nouveau n’est possible qu’à partir du moment où Jésus est glorifié. Il est donc entré dans sa Passion, une passion d’amour : son Heure est venue. Si toute la vie du Christ n’est qu’un acte d’amour, cet acte d’amour atteint la plénitude de sa manifestation et de son intensité lors de sa Passion. C’est pour cette Heure qu’il est venu. Sa Passion, qui nous paraît humiliante et qui l’est à bien des égards, Jésus en parle comme de sa glorification ! La gloire du Christ, c’est sa mort sur la croix qui évidemment se prolonge dans sa résurrection. Si sa glorification renouvelle le commandement nouveau c’est en vivant ce commandement nouveau que nous lui rendrons gloire même s’il faut pour cela se donner du mal pour aimer, aimer même nos ennemis. Nous pouvons y penser à propos de cette autre œuvre de miséricorde corporelle, qui consiste à visiter les prisonniers. Tout le monde n’a pas accès aux prisons, – elles sont bien gardées !- mais beaucoup, ne l’oublions pas, y œuvrent de différentes manières. Puissions-nous au moins les soutenir de notre prière et visiter de nos prières les prisonniers. Même dans ces lieux l’Esprit Saint est à l’œuvre et la puissance de la Miséricorde produit des fruits : des paroles qui n’étaient plus ou pas entendues retrouvent leur sens : c’est en elles qu’était la vérité.         P. Cyril Farwerck

Dimanche 17 avril 2016

La devise du Pape

La devise du Pape peut nous aider à contempler la miséricorde du Seigneur. Chaque vocation consacrée, religieuse ou sacerdotale, est une preuve de sa miséricorde : « Miserando atque eligendo ». Tirée des Homélies de saint Bède le Vénérable à propos de la vocation de saint Matthieu, cette devise fait écho à un événement de la vie du Pape François, quand, à l’âge de 17 ans, au cours d’une confession, -le sacrement de la miséricorde-, il s’est senti appelé par le Seigneur à Le suivre, à Lui donner sa vie. « Il m’a fait miséricorde et Il m’a appelé », « Par miséricorde Il m’a appelé », « Il m’a choisi miséricordieusement ». Chaque fois que le Seigneur appelle un jeune à lui consacrer sa vie, chaque fois qu’Il fait naître une vocation, Il fait un acte de miséricorde, un choix miséricordieux. Demander au Seigneur que sa miséricorde se répande dans notre monde, dans notre Eglise, dans notre paroisse, nos écoles catholiques, nos familles, c’est Lui demander des vocations, c’est Lui demander qu’Il appelle des jeunes à le suivre parmi nous. Heureuses les paroisses et les familles à qui le Seigneur fait miséricorde en appelant un ou plusieurs de ses membres ! Que notre prière à cette intention ne cesse pas. Prions aussi pour les séminaristes de notre diocèse ou ceux qui nous sont envoyés pour découvrir et participer à notre vie paroissiale. « Tous les membres de l’Eglise portent la responsabilité des vocations ». Que la prière composée par notre Evêque et qui nous est distribuée ce dimanche nous accompagne. Qu’en cette Année de la Miséricorde le Seigneur appelle beaucoup de jeunes dans nos familles.     P. Cyril Farwerck

Dimanche 10 avril 2016

Interdit d’enseigner

Le récit des Actes des Apôtres qui ouvre la liturgie de la Parole de ce dimanche nous montre les Apôtres qui comparaissent en jugement et se voient interdire d’enseigner au nom de Jésus. Evidemment, ils ne vont pas tenir compte de cette interdiction, tout simplement parce que Dieu le leur demande et parce que leur cœur déborde de joie à l’idée de partager leur trésor. « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Rien ne les arrêtera, pas même la perspective de la souffrance ou de la mort. Rien, jamais, ne pourra empêcher les disciples du Christ d’annoncer leur Maître et Seigneur. « Enseigner ceux qui sont ignorants » fait partie des œuvres de miséricorde spirituelle. Le Christ lui-même a passé la majeure partie de sa vie publique à enseigner les ignorants du Père. Il enseignait longuement « le vrai chemin de Dieu », à la synagogue ou au bord du lac, dans les villes ou dans le Temple, il enseignait chaque jour, d’un enseignement qui frappait par son autorité, avec des paraboles ou des discours, un enseignement parfois difficile, dur à entendre et qui provoquera bien des abandons. Un enseignement qui lui vaudra bien des ennuis. Ainsi, l’enseignement fait partie de la vie de l’Eglise. Elle continue d’enseigner parce que ses enfants ont besoin d’être enseignés : ils veulent apprendre et sont heureux quand leur intelligence peut se nourrir de la vérité divine. Bien sûr, l’œuvre de miséricorde ne se réduit pas au catéchisme ou à enseigner la vérité sur Dieu : tout enseignement est miséricordieux ! Celui des mathématiques, du français, de l’art, de la justice ou dans le soutien scolaire. Quelles que soient les difficultés, et elles sont nombreuses, ne nous décourageons pas. La meilleure façon d’apprendre est de transmettre.
P. Cyril Farwerck

Dimanche 3 avril 2016

Divine Miséricorde !

Il y a 11 ans, jour pour jour, un samedi soir, nous quittait saint Jean Paul II qui avait institué, 5 ans plus tôt, le Dimanche de la Divine Miséricorde. Au jour et à l’heure où il nous quittait, nous serons réunis pour une soirée de louange et un témoignage sur le pardon : « J’ai pardonné à mon père ». Jean-Paul II rencontrant dans sa prison celui qui avait voulu le tuer, n’a-t-il pas lui-même donné un exemple significatif de pardon ? En cette Année de la Miséricorde, le Pape François nous invite tous à faire un pèlerinage ! « Le pèlerinage est un signe particulier de l’Année Sainte : il est l’image du chemin que chacun parcourt au long de son existence. La vie est un pèlerinage, et l’être humain un viator, un pèlerin qui parcourt un chemin jusqu’au but désiré. Pour passer la Porte Sainte à Rome, et en tous lieux, chacun devra, selon ses forces, faire un pèlerinage. Ce sera le signe que la miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et sacrifice. Que le pèlerinage stimule notre conversion : en passant la Porte Sainte, nous nous laisserons embrasser par la miséricorde de Dieu, et nous nous engagerons à être miséricordieux avec les autres comme le Père l’est avec nous. ». Vous trouverez en même temps que ce bulletin, l’annonce d’un pèlerinage, organisé par et pour notre Doyenné. Notez dès à présent la date : le 3 juillet. Il nous conduira à Notre Dame de Grâce à Rochefort. Chacun peut aussi profiter des multiples propositions ou organiser lui-même sa propre démarche dans des lieux jubilaires. Dans notre Diocèse, tous les premiers dimanches du mois, de 14 h à 18 h, la démarche est possible à Nîmes, à l’église saint Baudile. Accueil, prêtre, documents vous attendent pour une démarche jubilaire. Dans notre ensemble paroissial, une autre proposition -elles ne s’excluent pas les unes les autres ! et on peut recevoir l’indulgence pour soi ou pour des défunts- est proposée pour le dimanche 29 mai dans l’après-midi. En ce dernier dimanche du mois de Marie, nous pourrons aller à pieds, de la collégiale Notre Dame à Notre Dame des Doms ou nous rendre directement sur place. Des précisions vous seront données dans les prochains bulletins. « Les miséricordes du Seigneur ne sont pas finies » ! (Lm 3, 22).
P. Cyril Farwerck

Dimanche 20 mars 2016:

Consoler les affligés

En méditant sur chacune des œuvres de miséricorde, nous nous arrêtons, en cette fête des Rameaux qui ouvre la Semaine Sainte, sur celle qui consiste à « consoler les affligés ». Jésus lui-même, affligé par une injuste accusation, par le mépris, les crachats, les gifles, la flagellation, la couronne d’épines, l’angoisse jusqu’au sang, a été consolé. Maigre consolation sans doute, mais combien importante dans ses moments d’angoisse et d’épreuves. Quelques personnes l’ont consolé, un ange aussi. Qui pourrait dire qu’il n’a jamais besoin de consolation ? Nous sommes donc entourés de personnes à consoler ! Consoler, ce n’est pas enlever ou supprimer la souffrance de l’autre, c’est lui apporter, en plus de l’aide légitime dont il peut avoir besoin et dont nous sommes peut-être capables, le réconfort d’une présence. Il n’y pas de pires suppléments à nos épreuves que de se sentir seuls ou abandonnés. La solitude dans l’épreuve ajoute à la détresse. Consoler les affligés… Quelle délicatesse du cœur et de l’esprit faut-il pour que la consolation ne se transforme pas en fardeau supplémentaire ! Quelle discrétion est nécessaire ! Soyons concrets : en cette Semaine Sainte qui commence, pourrions-nous poser un acte de miséricorde spirituelle qui relève de la consolation des affligés ? Ils sont nombreux les affligés, quelles qu’en soient les raisons, familiales, de santé, économiques, politiques… mais il faut aussi consoler notre Dieu, par notre présence amoureuse et fidèle auprès de lui en ces heures où nous allons revivre avec lui sa grande épreuve… Que la « Tristesse du Christ » ne reste pas sans consolation. Que les afflictions des hommes ne restent pas sans la consolation des chrétiens que nous désirons être.             P. Cyril Farwerck

Dimanche 13 mars 2016:

Réprimander les pécheurs 

« Réprimander les pécheurs » est une œuvre de miséricorde spirituelle.
« Réprimander » vient du verbe « réprimer ». Celui qui décide de réprimer un mouvement d’humeur, décide avec autorité de ne pas se laisser dominer par sa mauvaise humeur. Il s’agit finalement de ne pas laisser le mal dominer. Ainsi, réprimander les pécheurs consiste-t-il à leur faire prendre conscience de leurs péchés pour qu’ils s’en corrigent. C’est la célèbre « correction fraternelle » dont nous parle l’Evangile selon saint Matthieu (18, 15 ss). Il s’agit d’une correction, comme on corrige une trajectoire, mais fraternelle, c’est-à-dire qu’il nous faut considérer le pécheur d’abord comme un frère. Le Pape François utilise la formule « avertir le pécheur ». Il ne s’agit pas de corriger l’autre parce que l’on est meilleur, supérieur ou plus saint. C’est seulement une question de charité vraie et de vraie charité. Evidemment ce n’est pas facile car il faut trouver les mots qui encouragent plutôt que ceux qui enferment, coupent ou éloignent… Il faut aussi beaucoup d’humilité, ce qui s’acquiert entre autres en pensant à cette autre Parole divine : « Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : « Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil », alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. » Lc 6, 41-42. Finalement, réprimander les pécheurs devrait inscrire au fond de notre cœur le désir d’être nous-mêmes réprimandés, corrigés, avertis. Le désirons-nous ? L’Evangile de la femme adultère de ce dimanche nous donne un double exemple de correction fraternelle faite avec une délicatesse divine : vis-à-vis de ceux qui accusent cette femme : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre » (Jn 8, 7) et vis-à-vis de cette femme elle-même : « Va, et désormais ne pèche plus » Jn 8, 11. Puissent ces corrections du Seigneur nous êtres destinées.        P. Cyril Farwerck

Pardonner les offenses

C’est une des œuvres de miséricorde spirituelle. Alors que l’Eglise vit ce dimanche les « 24 h pour le Seigneur », occasion qui doit donner à tous la possibilité de célébrer le sacrement de la Réconciliation, nous pouvons réfléchir au lien qu’il y a entre pardonner et être pardonné. Dans son Avertissement aux confesseurs, saint François de Sales disait : « Jésus Christ notre Maître n’eût jamais destiné les hommes pour être confesseurs s’ils n’eussent été pécheurs. » Le Confesseur doit d’abord se reconnaître pécheur. S’il ne reconnaît pas ses péchés, son état de pécheur, il ne pourra jamais comprendre le coeur qui vient reconnaitre ses péchés. Il ajoutait : « La pierre de touche d’un parfait confesseur c’est qu’il soit pitoyable au vice d’autrui et implacable au sien propre ». Avoir besoin du pardon pour être capable de pardonner.
Un autre François, le Pape, insiste beaucoup sur l’importance de ce sacrement et s’exprime de la même manière : « Je ne me lasserai jamais d’insister pour que les confesseurs soient un véritable signe de la miséricorde du Père. On ne s’improvise pas confesseur. On le devient en se faisant d’abord pénitent en quête de pardon. N’oublions jamais qu’être confesseur, c’est participer à la mission de Jésus d’être signe concret de la continuité d’un amour divin qui pardonne et qui sauve. Chacun de nous a reçu le don de l’Esprit Saint pour le pardon des péchés, nous en sommes responsables. Nul d’entre nous n’est maître du sacrement, mais un serviteur fidèle du pardon de Dieu. Chaque confesseur doit accueillir les fidèles comme le père de la parabole du fils prodigue : un père qui court à la rencontre du fils bien qu’il ait dissipé tous ses biens. »
Ce lien entre pardon reçu et pardon donné en vérité nous le retrouvons dans la Prière du Seigneur : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons… ». La pleine participation à l’Eucharistie n’échappe pas à ce besoin de réconciliation : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » Mt 5, 23-24. Pas de vie chrétienne sans pardon donné et reçu. Vive la miséricorde !
Cyril Farwerck