Accueil de familles de réfugiés dans le diocèse

po%cc%82le-solidariteSeptembre 2016

Le 6 septembre 2015, le Saint-Père lançait un appel à toutes les communautés catholiques d‘Europe à accueillir chacune une famille de réfugiés.

Cet appel a été relayé par Mgr Robert Wattebled, le 9 septembre : il insistait sur cette nécessité d’entendre et faire résonner les appels de l’Evangile nous invitant à l’accueil fraternel. Et il nous rappelait qu’accueillir ne s’improvise pas : en même temps que du recensement des possibilités d’hébergement nous devons nous soucier des modalités d’accompagnement des personnes et des familles au fil des jours et des semaines, en concertation avec les pouvoirs publics, les organismes et les associations qui œuvrent déjà au service des étrangers et des réfugiés.

Qu’en est-il un an après ?

Des paroissiens se sont mobilisés en plusieurs lieux du diocèse.
En certains lieux des offres d’hébergement ont été faites, dans un logement mis à disposition soit par un particulier (à Blauzac prés d’Uzès, à Pujault, à Sauzet prés de St Génies de Malgloires, à Congénies, à Calvisson ), soit par la paroisse (St Gilles), soit par le diocèse (à Nîmes).
En d’autres lieux, c’est autour de logements mis à disposition par la commune que les paroissiens se sont mobilisés, en participant à la constitution d’équipes pour l’accueil et l’accompagnement des familles : on peut citer Le Vigan, Mandagout, Cendras, St julien les Rosiers, Chamborigaud, Saint Dézery……
Il a été mis en évidence l’importance de constituer une offre d’accueil crédible, tant pour la qualité du logement que pour la composition de l’équipe d’accompagnement : prenant en compte les diverses facettes de cet accompagnement, désignant explicitement un nombre suffisant de personnes, s’engageant dans la durée.
Ainsi des collectifs se sont constitués là où était proposé un logement (communal ou autre), ou à l’échelon d’une agglomération (à Alès, qui regroupe des particuliers et 11 associations), en vue d’être suffisamment nombreux, de s’organiser, de sensibiliser.

Mais les réfugiés ne sont pas arrivés tout de suite.
Au départ les familles de réfugiés annoncées étaient des personnes « relocalisées », c’est à dire des personnes déjà arrivées sur le territoire européen, pour lesquelles la France s’était engagée à en accueillir 30.000.
Mais très peu de personnes sont arrivées en France à ce titre (au compte-goutte), et de ce fait le gouvernement Français a décidé d’étendre les dispositions mises en place pour les « relocalisés » aux personnes réfugiées « réinstallées », qui, identifiées comme personnes « vulnérables », doivent bénéficier de la réinstallation dans un pays de deuxième asile. Et ce sont ces familles qui ont commencé d’arriver dans le Gard à partir de mai 2016 à Mandagout.
Nota : une 3ème catégorie de personnes réfugiées est constituée par des personnes appartenant à des minorités religieuses persécutées en Iraq (Chrétiens et Yésidis), qui bénéficient des mêmes dispositions réglementaires. Mais on constate aujourd’hui des freins à l’obtention des visas, contrairement à ce qui se passait il y a un peu plus d’un an.
D’autre part les 1ères affectations, au moins dans le Gard, se font dans des logements communaux.
Enfin, il apparaît clairement que ce qui ralentit le processus en ce qui concerne les projets d’hébergement, c’est que l’on doit d’abord démontrer à l’administration la crédibilité et la solidité du projet d’accueil (capacité et état du logement, capacité à durer de l’équipe d’accompagnement), et avoir constitué ou disposer déjà

d’une association susceptible d’être l’interlocuteur de l’Administration et de signer avec elle une convention. Et cela prend du temps, et l’expérience montre que les gens s’investissent plus facilement à chaud que de manière préventive.

La situation à ce jour

  •  5 familles sont arrivées ces derniers mois dans le département, essentiellement dans des logements communaux (de nombreux chrétiens se sont impliqués dans leur accompagnement)
  •  Une 1ère famille (une mère Syrienne et son fils) est annoncée (arrivée imminente) dans un logement de particulier à Blauzac, près d’Uzès
  •  A St Gilles, on est proches de pouvoir solliciter l’agrément de la Préfecture
  •  Des migrants sont arrivés de la zone de Calais (notamment au Vigan)Nous sommes appelés à continuer à nous mobiliser
  •  Les logements proposés sont en général petits, alors que l’on aurait besoin de loger des familles avec plusieurs enfants.
    Donc nous manquons de logements relativement grands : merci d’entendre cet appel
  •  Outre les aides sous forme d’accompagnement, de dons en nature ; … les aides sous forme de dons financiers sont les bienvenues. Merci à tous ceux qui l’ont déjà fait, notamment sous forme d’un don régulier. En rappelant que les personnes réfugiées ne perçoivent pas immédiatement les allocations auxquelles elles ont droit au titre de l’accompagnement.Nous avons besoin de dons complémentaires : ils sont à adresser par chèque au siège du Secours Catholique (22 rue Briçonnet 30000 Nîmes), en les libellant « Secours Catholique – accueil réfugiés ». Merci d’avance.
    Sur l’ensemble paroissial de Villeneuve lez Avignon, un logement susceptible d’accueillir une famille est proposé à la Préfecture; mais parallèlement celle-ci demande de renforcer l’équipe d’accompagnement. Les volontaires sont invités à contacter:

    Jean-Pierre Marchand : 06 08 74 35 79- jeanpier.marchand@orange.fr Accueillir bénévolement un demandeur d’asile dans sa maison avec Welcome

    Pour pallier au manque de places dans les hébergements de l’Etat et pour offrir à des migrants isolés une relation d’hospitalité qui les aide à reprendre force et courage, le réseau Welcome en France-JRS propose à des familles, personnes seules ou communautés religieuses d’offrir une chambre chez eux et certains repas à un demandeur d’asile pendant un mois. La générosité de chacun mise bout à bout, ces personnes peuvent ainsi rester accueillies pendant toute la durée de l’instruction de leur demande d’asile (de 6 mois à plus d’un an) alors qu’elles n’ont pas d’autres solutions d’hébergement.

    Elles sont accompagnées dans leurs démarches par une association partenaire et un tuteur « Welcome » les rencontre chaque semaine pour partager un moment et veiller au bon déroulement de leur séjour dans les « familles » et de leur intégration en France (cours de langue, compréhension des démarches à effectuer, sorties et sports).

    Le réseau d’accueil « Welcome en France » a son antenne à Avignon (il comprend les communes situées à une heure environ d’Avignon, Vaucluse et Gard).
    Environ 25 familles et 5 tuteurs permettent d’accueillir aujourd’hui 4 demandeurs d’asile.
    Il y a très régulièrement des besoins et votre participation est la bienvenue !

    Pour devenir « famille d’accueil » ou tuteur,
    contact Julie Garda-Demonchy : avignon-welcome@ntymail.com

Une attention qui ne se limite pas seulement aux réfugiés
Certes l’appel du Pape concernait les familles de réfugiés. Mais d’autres familles d’étrangers, de migrants, sont déjà dans nos villes et nos villages, et certaines connaissent des situations de grande précarité.
L’équipe de coordination diocésaine les prend également en compte, en faisant connaître les situations et accompagnant les initiatives locales, en lien avec les associations spécialisées.

Coordination diocésaine pour l’accueil de réfugiés – Pôle solidarité

Maison diocésaine 6 rue Salomon Reinach 30000 Nîmes
tél : 04 66 28 65 88 – mail : polesolidarite30.refugies@gmail.com