Mobilisation du 06 Octobre 2019 CONTRE la PMA sans père et la GPA

Tout chrétien qui combat la PMA avec donneur, ou la GPA, risque d’être accusé d’homophobie.

Tout chrétien qui défend l’Eglise aujourd’hui risque d’être accusé d’intégrisme.

Mais la parole des chrétiens ne peut être bâillonnée.

Elle ne le sera jamais.

De quoi s’agit-il ?

On veut nous vendre moralement la reconnaissance de la souffrance de nos frères et sœurs homosexuels, couples stériles, contre l’instauration préméditée d’une orphelinisation de père ou de mère. Ceci pour fournir des enfants à l’adoption, devenus par un coup de baguette magique, les produits de géniteurs. Juste de géniteurs.

L’adoption n’a jamais été imaginée pour combler un manque chez des adultes. Elle n’existe que pour proposer des parents d’adoption à des orphelins. Et pas l’inverse. Or PMA et GPA sont exactement ce mécanisme inverse …

La parité, dont on nous parle matin, midi et soir, tout d’un coup, n’aurait plus droit de cité pour les enfants ?

Qui peut défendre cela ?

L’Eglise s’est toujours opposée, dès son avènement, à la PMA avec donneur de gamètes pour les hétérosexuels ! Sa sagesse était prophétique. On voit aujourd’hui combien elle avait raison.

Le 6 octobre chacun doit savoir de quel côté il se place face à ce scandale.

Le 6 octobre est le rendez-vous des résistants, le rendez-vous de ceux qui ont le cœur fracassé devant cette marchandisation de l’enfant.

Le 6 octobre personne ne pourra dire qu’il ne savait pas…

Le 6 octobre, rendez-vous à Paris !

 

Docteur Jean-Marc Pigné

 

Projet de loi : Pourquoi se mobiliser ?

 

Petit rappel : 

La PMA est l’ensemble des pratiques médicales permettant une procréation en dehors de processus naturel (union conjugale). Actuellement, elle ne s’adresse qu’aux couples formés d’un homme et d’une femme, en âge de procréer et en état d’infertilité médicalement constatée.

La GPA (Grossesse Pour ou Par Autrui) est actuellement condamnée par la Loi française mais déjà autorisée dans certains pays.

Un projet de loi bio-éthique, présenté cet été, risque d’entraîner des modifications importantes puisqu’il propose :

    la PMA pour toutes les femmes, célibataires ou en couple (quelle que soit la forme du couple) et sans qu’elles souffrent d’infertilité,

  la conservation des gamètes alors que celles-ci sont conservées aujourd’hui uniquement dans des cas très particuliers et pour des situations médicales précises (exemple cancer…),

    l’insémination post mortem,

    la recherche sur l’embryon…

 

En revanche, la GPA resterait interdite en France pour le moment ! (En tout cas, c’est ce que l’on veut nous faire croire mais certains la réclament déjà au nom de l’égalité). En effet, la PMA pour toutes va créer une injustice. Les hommes (célibataires ou non) ne seront pas concernés.

Puisque les femmes ont droit à une grossesse médicalement assistée, elles ont donc droit à un enfant (en quelque sorte garanti par la société et remboursé à 100% par la sécurité sociale) ; si la loi passe, les hommes seront en mesure d’exiger ce même droit…

Il faudra donc légaliser la GPA, seul moyen pour les hommes d’avoir un enfant (car les femmes sont encore les seules à porter un enfant).

 

En ce qui concerne la PMA pour toutes, cette proposition aboutira à la disparition du père (le droit du père) pour un droit à l’enfant (et non de l’enfant).

 

Il s’agit d’une négation humaine jamais vue en France depuis la loi sur l’avortement et d’une régression sociale.

Quelles seront les conséquences sur le développement de ces enfants ?

Beaucoup de psychiatres ont dénoncé les dangers de la PMA sans père, mais la ministre de la Santé se veut rassurante sur ce sujet…

En 1932 dans le Meilleur des Mondes, Aldous Huxley décrit une société qui bannit la maternité, la famille, l’amour… A cette époque, et pendant de longues années, ce livre de science-fiction paraissait terrifiant !  Qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous pouvons accepter cette évolution de société sans réagir mais nous pouvons aussi nous manifester de plusieurs manières :

  • Rencontrer notre député ou au moins lui écrire puisqu’il est notre représentant et nous sommes ses électeurs.
  • Participer à la manifestation qui se déroulera à Paris le 6 Octobre 2019.
  • Intervenir sur les réseaux sociaux …
  • Prier, se former, s’informer
  • Soutenir financièrement ceux qui iront à Paris (une caisse est organisée…).

 

Docteur Gaëtan de Rauglaudre,

 

 

Projet de loi Bioéthique.

 

Pour la première fois en droit français, si la loi est votée, il y aura dissociation radicale entre les fondements biologiques et juridiques de la filiation d’origine, en prévoyant une unique ou double filiation maternelle, alors que jusqu’à présent, la filiation repose en effet sur un fondement biologique : la mère est celle qui accouche, et le père est celui qui reconnaît l’enfant.

Dans le cas d’un couple de femmes homosexuelles, le mode de filiation établi juridiquement permettrait de considérer l’enfant comme fils ou fille de deux « mères », sans distinction, entre la femme qui a accouché de l’enfant, ce qui est la règle actuelle, et l’autre femme qui n’a pas porté l’enfant. Madame Belloubet, ministre de la Justice, a précisé que ce serait bien deux mères qui seraient portées sur l’état civil. […]

Les enfants nés d’un don, après l’entrée en vigueur de la loi, pourront accéder, à leur majorité, à des « données non-identifiantes » du donneur, voire à son identité si le donneur est d’accord.  […]

On peut se demander s’il n’y a pas là quelque chose de paradoxal : d’un côté, la loi permettra d’effacer la lignée paternelle avec l’établissement d’une filiation exclusivement maternelle, rendant effective l’absence du père, et de l’autre côté cette possible fin de l’anonymat permettant à l’enfant la possibilité d’accéder, à sa majorité seulement, à des informations sur son géniteur biologique. Mais entre sa naissance et sa majorité, le vide paternel dans la lignée et une absence à ses côtés. […]

Dans un entretien, donné à une chaîne d’information le 26-04-2019, Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, déclarait : « Autant la PMA pour toutes ne pose pas de question éthique car elle donne simplement un peu plus de liberté à chacun sans nuire à personne, autant la GPA pose la question de la marchandisation du corps humain. La PMA ne pose pas de question éthique fondamentale. ». « Sans nuire à personne ». La phrase est claire et affirmative et appelle une double réflexion : qu’on m’explique en quoi priver un enfant d’un père n’est pas un problème éthique et ne crée pas une souffrance et par ailleurs, il s’agit de savoir si l’enfant est encore considéré comme une personne puisque « la PMA ne nuit à personne ».

Il est vrai que dans un avis du 22 mai 1984, le CCNE, Comité Consultatif National d’Ethique, a indiqué que l’embryon ou le fœtus doit être reconnu comme « personne humaine potentielle ».

L’enfant à venir, personne ne va lui demander son avis et pour cause. Cependant, en matière de procréation assistée, on ne peut pas se contenter de prendre en compte le seul désir ou la volonté des adultes et négliger l’intérêt des enfants à naître. On a parfois parlé de l’intérêt supérieur de l’enfant : est-ce vraiment son intérêt qu’il n’ait plus dans son histoire de père identifié, ni biologique, ni social et qu’il ait seulement le droit de demander à sa majorité révolue d’obtenir auprès de la commission ad hoc les informations qu’aura laissées le donneur au moment du don ?  […]

L’élargissement de la PMA aux couples de femmes et aux femmes non mariées revient à décréter l’existence d’enfants sans pères, enfants ayant uniquement la filiation maternelle. Privation institutionnalisée de par la loi, consciente, délibérée et ce, dès la conception de l’enfant, l’absence du père, l’effacement de la lignée paternelle, hormis les éléments laissés par le donneur accessibles à leur majorité. Jusqu’ à ce moment ces enfants n’auront, si la « PMA pour toutes » est autorisée, aucune image de père mais seulement celle d’un donneur. Ni plus ni moins, nous allons créer des orphelins de père. […]

Et ce, alors même que depuis une cinquantaine d’années le monde « psy » insiste toujours davantage sur l’importance du couple parental et sa complémentarité dans la différence et ce, à tous les moments de la vie de l’enfant et de l’adolescent. « Est-il pensable que l’on puisse considérer qu’un enfant n’a pas besoin de père ? », s’est interrogé Monseigneur Aupetit qui ajoutait : « En libéralisant la PMA, nous sommes en train de créer des souffrances futures » des « souffrances prévisibles » pour les enfants, et au-delà, un affaiblissement plus général de la place du père dans la société. Et c’est peut-être bien cela qui est recherché. […]

On va créer une nouvelle inégalité cette fois-ci au niveau des enfants. Les psychiatres connaissent tous des patients qui ont eu à faire ce travail de construction alors que la vie les avait confrontés à ces blessures.

On n’entend rarement parler de cet intérêt supérieur de l’enfant. Et pourtant, il doit être une « une considération primordiale » selon la Convention internationale des droits de l’enfant (ONU, 20 novembre 1989) dans l’article 3 alors que l’article 7 précise que « l’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a, dès celle-ci, le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. » Ce qui souligne l’importance de la double lignée généalogique maternelle et paternelle, sur le plan, psychique et symbolique, dans la construction de soi. […]

Alors qu’en est-il ? Que prendra-t-on en compte ? Les demandes, voire les exigences, de certains adultes ou bien l’intérêt de l’enfant ? Ce n’est pas d’abord le désir des parents potentiels que doit protéger le droit mais bien le besoin des enfants. Le premier droit d’un enfant n’est-il pas de savoir d’où il vient et qui sont son père et sa mère ?  Mais on nous dira que ceci est complétement dépassé et qu’il faut être de son temps.

 

Que dire de toutes les dispositions de ce projet de loi ?

Si certaines permettront des avancées scientifiques et des innovations thérapeutiques, d’autres comme les recherches sur l’embryon, les manipulations du génome, « l’enfant modifié génétiquement » soulèvent de très graves problèmes éthiques. La loi saura-t-elle fixer des limites et surtout l’homme ne pas les franchir ? Car à chaque révision de la loi, les barrières sautent pour l’adapter « au rythme des avancées rapides des sciences et des techniques », nous dit-on.

L’extension de la PMA pour toutes les femmes est une véritable rupture anthropologique : c’est la conception même de l’être humain, à tous les sens du mot, qui est bouleversée. La différence des sexes, qui avec la différence des générations est le roc de la société, est réduite au gamète.

L’homme est confronté aujourd’hui au mythe de la toute-puissance, à la fascination de la maîtrise : s’affranchir des lois de la nature et effacer les différences au nom de l’égalité et de la solidarité. Ces tentations ont probablement animé l’homme à chaque époque de progrès scientifiques. Ce qui est nouveau, c’est cette exigence adressée à la société de répondre aux désirs individuels. On ne fait pas une loi pour cela, du fait qu’elle engage toute la société et qu’il est nécessaire de penser collectif.

La loi nous engage tous et nous avons donc le droit et le devoir de nous exprimer.

 

Docteur Louis Masquin, neuropsychiatre

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Perdre son père ou ne pas le connaître est unanimement reconnu comme un drame humain, que personne ne souhaite à son prochain ; en adoptant la PMA pour toutes, notre pays va légaliser volontairement et froidement un tel drame, puisque les enfants nés de cette pratique n’auront pas de père juridiquement et ne pourront avoir accès à leur origine paternelle qu’exceptionnellement … ! A l’heure actuelle, beaucoup d’enfants nés de PMA hétérosexuelle, devenus adultes, veulent à tout prix connaître leur origine paternelle, de peur de risquer d’avoir des relations sexuelles avec des frères ou sœurs potentiels et donc de pratiquer l’inceste… !

 

Vincent Puech, Avocat

 

Mr le député Anthony Cellier. (Pour les cantons de Villeneuve, Aramon, Remoulins, Roquemaure, Bagnols).

Pour le rencontrer : permanence les lundis, mardis et jeudis : 47 Rue Fernand Jarrie – 30200 Bagnols-sur-Cèze.

Sur Rendez-vous uniquement : 04 66 89 72 16 / 06 48 60 85 53

Pour lui écrire : BP 63139 – 30205 Bagnols Sur Cèze ou :

Assemblée Nationale : 126, rue de l’Université – 75355 Paris 07 SP