Éloge du visage.

O homme ! Tu es plus que les animaux qui se contentent d’avoir une tête mais n’ont pas de visage.

Homme ! Seul parmi toutes les créatures, tu possèdes un visage.

Ce visage que tu montres à tout le monde et qui pourtant est la partie la plus personnelle et d’une certaine manière la plus intime de ton être.

Que de choses peut-on lire sur ton visage : la joie et la douleur, la pensée et la prière, la bonté et la colère, signes de l’esprit, reflet de l’âme, rayonnement du cœur, écho de la beauté divine.

Ce visage qui te rend irréductible aux autres, qui te caractérise et qui invite au respect et à la crainte de le défigurer.

Ce visage dont on pourrait décrire toutes les caractéristiques sans pour autant en percer le mystère…

Visage du bien-aimé ou de la bien-aimée, visage d’enfants ou de vieillards, visage de Dieu :

« Mon cœur m’a redit ta parole : « cherchez ma face ». C’est ta face, Seigneur, que je cherche. Ne me cache pas ta face ». Ps 26.

« Ne rien dire, regarder votre visage,

Laisser le cœur chanter dans son propre langage. » Claudel.

Et Claudel encore dans Le soulier de satin : « Prouhèze, je crois en vous ! Prouhèze, je meurs de soif ! Ah ! cessez d’être une femme et laissez-moi voir sur votre visage enfin ce Dieu que vous êtes impuissante à contenir, et atteindre au fond de votre cœur cette eau dont Dieu vous a faite le vase ! »

Jan Pamask

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